Collège CSM Montréal Collège CSM

Le Maroc : la renaissance d’une Nation

Deux vitesses, deux politiques et deux Maroc, c’est toujours le même constat qui nuit à tous les efforts de l’État pour une meilleure perception de notre présent et surtout de notre avenir.

Vues d'Afrique

Questionné sur la méthode dont allait régner le prince héritier à l’époque et l’actuel Souverain Marocain, le feu Majesté Hassan 2 avait répondu : « à chacun son style ».

Et c’est le style M6 qui fait rêver, surtout dernièrement, les peuples africains et arabes.

Une révolution silencieuse, un rêve qui ne cesse d’agrandir et surtout une réconciliation avec l’histoire ancestrale de l’empire chérifien, voici les grandes lignes de la marche vers le développement du Maroc.

Depuis l’intronisation de sa Majesté Mohammed 6, suite à la mort de l’ancien monarque feu Hassan 2, et vu le penchement économe social0 du Roi, le pays de Mille sains, a pu et su prévaloir une place dans sa région et dans le Monde en dépit de la volonté de nos voisins d’enclaver le pays.

Ainsi, le Roi Mohammed 6, à l’image d’un autre grand empereur  le grand AL MANSSOUR ADDAHBI (le doré) qui avait aussi senti la volonté d’enclaver son empire, a développé une politique africaine basée sur la coopération sud-sud et une politique gagnant-gagnant.

Outre que l’économie, le Maroc coopère avec un bon nombre de pays africains dans le domaine religieux, sécuritaire, éducatif…

Sans  trop s’ingérer dans les affaires arabes, le Roi Mohammed 6, a gardé ses fonctions de Président de Bayt Mal Al Quods dont le Maroc est le pourvoyeur majoritaire.

Revenant à l’économie, il ne faut surtout pas oublier que le Roi Mohamed 6 a eu son doctorat en économie de l’université Sophia Antipolis de Nice.

En tant qu’économe, Sa Majesté Mohammed 6, sait très bien que l’infrastructure portière, routière et autre est la clé du développement durable et stable. Les chiffres ne manquent pas, en l’espace de 20 ans, le réseau des autoroutes a plus que doublé voir triplé depuis 1999, date de l’intronisation du Roi Mohammed 6. Le secteur portier, lui aussi, a connu une croissance prodigieuse avec le port de Tanger Med.

Une fois l’infrastructure de base est devenue opérationnelle, le pays des Chorafas, a débuté à en tirer fruit. Nous constatons, notamment depuis Corona, un flux grandissant de grands investisseurs et la guerre russo-ukrainienne n’a pas ralenti l’essor de l’économie nationale malgré les conséquences tangibles spécialement sur le prix de l’essence à la pompe. Mieux encore, récemment, un groupe d’investisseurs Britanniques, en visite d’affaire dans les provinces du Sud, a déclaré son intention d’investir un budget de 100 Milliard de dollars. Cette somme vertigineuse sera investie spécialement dans le domaine des énergies renouvelables et vertes.

On parle aujourd’hui d’un Maroc nouveau, ce nouveau Maroc est un Maroc vert, industriel, touristique sans pour autant, oublier ses racines et sa culture millénaire et riche.

Ce Maroc  Nouveau prévoie aussi, de concrétiser ses atouts en termes de politique et de géostratégie. Chose pleinement justifiée.

Le pays veut en finir avec le crampon de sa chaussure, le Polisario. Sa Majesté a déclaré dans un discours  royal que les lunettes, dont le Maroc observe ses relations internationales, est la position de ces États par rapport au Sahara Occidental Marocain.

Cependant l’ancien colonisateur, la France en chute libre, refuse de voir la nouvelle donne stratégique. La presse de l’hexagone parle, d’un discours mesquin, que le Nouveau Maroc, juste épaulé par son ancien nouveau allié « Israël », veut se hisser à son rang.

Récemment, dans un article dans la grande revue économique mondiale, Bloomberg, parue le 22 juin 2023, le journaliste Brendan Murray  https://www.bloomberg.com/news/newsletters/2023-06-22/morocco-shows-the-art-of-navigating-global-disorder  décrit comment le Maroc s’éloigne des discordes politiques régionales et internationales, pour se concentrer sur les affaires et l’économie dans un monde qui revient à la bipolarité.           

Les stratèges du pays ont la conscience de ces changements stratégiques, surtout ce duel entre les USA et la Chine, et essaient de positionner le pays comme un carrefour de paix et des affaires.

Hélas, ces changements qui renouent avec notre passé surtout d’après la guerre d’Oued El Makhazen, avec la présence de deux forces hégémoniques au nord et en orient, (C’est la politique déclarée de l’Algérie surtout pour enclaver le Maroc en le découpant en deux et faire de la Mauritanie un ennemi juré de notre pays), ne sont pas bien interprétés par nos concitoyens, notre « inteligencia » gauchiste et nos politiciens.

Paradoxalement, le Maroc qui commença à voltiger ses ailes à l’international, se voit paralysé de l’intérieur.

Faute de communication : peut-être, faute de la capacité de l’État d’intégrer les intellectuels dans ses projets : probablement, faute de l’échec de notre système éducatif : certainement. Mais, parier juste sur le sentiment nationaliste, ne peut résoudre l’équation mathématique : in/out Morocco

Ibrahim Hariri

Vues d'Afrique
Vues d'Afrique