Un problème qui n’a pas de solution n’est pas un problème (Albert Einsten)

Cet inconfort auquel je m’étais tant bien que mal adapté, dépasse maintenant les limites de ma tolérance, s’invitant sans y être convié, sans occasion ni juste raison. Les fréquences de ce mal être augmentèrent outrageusement et finirent par s’établir d’une manière quasi permanente définissant ainsi ma nouvelle réalité.
Au jaillissement d’une atroce douleur qui souvent prend naissance dans mes entrailles pour ensuite se reprendre et s’incruster au profond de ma poitrine. Une boule dure et massive omniprésente dictera dorénavant mes futures humeurs. Les effets de cette douleur ne furent plus que corporels, ses résonances atteignent maintenant mon Âme. Une jeune fille assise en face de moi dans l’autobus m’octroya un sourire agrémenté d’une sincère compassion et, me tendit quelques mouchoirs. Elle me fit prendre conscience que pour la première fois et, sans me rendre compte, je laissais couler mes larmes en public.
Je lui retournai un sourire qui a mon sens avait plus l’aspect d’une jolie grimace, je scrutai l’assistance autour de moi en quête d’un autre regard intéresse. Je n’en vis aucun . Sauf celui de la jeune fille qui, discrètement, m’en lança quelques uns. Peut être voulait-elle mesurer l’impact de sa gentillesse….
Le mal être se dissipa un cours instant me conviant à me parler librement. Si l’esprit était plus fort ou même égal à la raison, non plus à Ma raison, mais à La raison. Et, si je pouvais mettre la main sur La manière et non plus Ma manière qui ne répond plus, qui ne fonctionne tout simplement plus.

Un matin dont la veille ne fut ni sacrée ni le moindrement paisible, une pensée vint s’incruster, sans relache, avec insistance à un temps d’arrêt me convier.

Les 3 phases de la métamorphose * de Friedrich Nietzsche, était ce ma révélation ? et bien non, loin de la. Ce n‘était que le debut d’une longue et laborieuse quête vers…. A ce stade là je n’en savais rien ni n’en presageait l’issue. Mais une évidence me semblait incontournable:

Quelle sorte de chameau suis je ? ma fierté me fait porter de plus en plus de fardeaux. Le désert est maintenant de plus en plus pénible à traverser.
Amertume et nostalgie me font ressentir une impuissance, rarement sentie. Une inaptitude inquiétante et, qui sait , peut étre même une incapacité. Suis je devenu ce chameau qui remet en question ses réserves d’eau avant d’entamer le voyage ?
Je m’attaque une fois de plus à ce désert dont je fus le maître absolu..plus de dunes, plus de défis, ces mêmes dunes que je me plaisais à enjamber sans soucis aucuns sont devenues enuyantes, elles sont devenues une entrave à mon parcours, des obstacles infranchissables.
De toute manière, je ne suis qu’un chameau appartenant à mon maître … et le maître n’est que cet amas de vielles charges, de perceptions corrompues, de fausses croyances.
Je suis ce chameau si Orgueilleux qui demande encore et plus de charges. Mon orgueil est si compressé qu’il se transforme en énorme boule d’énergie prête à s’exécuter. Quand a l’âme, toute tremblante. se confine et se cache… espérant des jours meilleurs.

Les semaines se suivirent, me firent vivre diverses émotions. Ravivant ainsi d’anciennes et vives douleurs. Remuant et ranimant des vécus implicitement écartés.Bien de choses totalement écartés de mes souvenirs ,refaisaient surface. Demandant ainsi leur du, ou un inconditionnel pardon. Je n’étais prêt ni pour l’un ni pour l’autre, néanmoins… je commençais à saisir l’urgence d’agir…..à suivre

Abdewahab Benzakour.

Friedrich Nietzsche

(pour ceux et celle qui ne la connaissent pas, je publierai a la fin de cet article l’essentiel de cette pensée philosophique)

LES TROIS METAMORPHOSES

Je vais vous dire trois métamorphoses de l’esprit : comment l’esprit devient chameau, comment le chameau devient lion, et comment enfin le lion devient enfant.

Il est maint fardeau pesant pour l’esprit, pour l’esprit patient et vigoureux en qui domine le respect : sa vigueur réclame le fardeau pesant, le plus pesant.

Qu’y a-t-il de pesant ? ainsi interroge l’esprit robuste ; et il s’agenouille comme le chameau et veut un bon chargement.

Qu’y a-t-il de plus pesant ! ainsi interroge l’esprit robuste, dites-le, ô héros, afin que je le charge sur moi et que ma force se réjouisse.

N’est-ce pas cela : s’humilier pour faire souffrir son orgueil ? Faire luire sa folie pour tourner en dérision sa sagesse ?

Ou bien est-ce cela : déserter une cause, au moment où elle célèbre sa victoire ? Monter sur de hautes montagnes pour tenter le tentateur ?

Ou bien est-ce cela : se nourrir des glands et de l’herbe de la connaissance, et souffrir la faim dans son âme, pour l’amour de la vérité ? 

Ou bien est-ce cela : être malade et renvoyer les consolateurs, se lier d’amitié avec des sourds qui n’entendent jamais ce que tu veux ?

Ou bien est-ce cela : descendre dans l’eau sale si c’est l’eau de la vérité et ne point repousser les grenouilles visqueuses et les purulents crapauds ?

Ou bien est-ce cela : aimer qui nous méprise et tendre la main au fantôme lorsqu’il veut nous effrayer ?

L’esprit robuste charge sur lui tous ces fardeaux pesants : tel le chameau qui sitôt chargé se hâte vers le désert, ainsi lui se hâte vers son désert.

Mais au fond du désert le plus solitaire s’accomplit la seconde métamorphose : ici l’esprit devient lion, il veut conquérir la liberté et être maître de son propre désert.

Il cherche ici son dernier maître : il veut être l’ennemi de ce maître, comme il est l’ennemi de son dernier dieu ; il veut lutter pour la victoire avec le grand dragon.

Quel est le grand dragon que l’esprit ne veut plus appeler ni dieu ni maître ? « Tu dois », s’appelle le grand dragon. Mais l’esprit du lion dit : « Je veux. »

« Tu dois » le guette au bord du chemin, étincelant d’or sous sa carapace aux mille écailles, et sur chaque écaille brille en lettres dorées : « Tu dois ! »

Des valeurs de mille années brillent sur ces écailles et ainsi parle le plus puissant de tous les dragons : « Tout ce qui est valeur — brille sur moi. »

Tout ce qui est valeur a déjà été créé, et c’est moi qui représente toutes les valeurs créées. En vérité il ne doit plus y avoir de « Je veux » ! Ainsi parle le dragon.

Mes frères, pourquoi est-il besoin du lion de l’esprit ? La bête robuste qui s’abstient et qui est respectueuse ne suffit-elle pas ?

Créer des valeurs nouvelles — le lion même ne le peut pas encore : mais se rendre libre pour la création nouvelle — c’est ce que peut la puissance du lion.

Se faire libre, opposer une divine négation, même au devoir : telle, mes frères, est la tâche où il est besoin du lion.

Conquérir le droit de créer des valeurs nouvelles — c’est la plus terrible conquête pour un esprit patient et respectueux. En vérité, c’est là un acte féroce, pour lui, et le fait d’une bête de proie.

Il aimait jadis le « Tu dois » comme son bien le plus sacré : maintenant il lui faut trouver l’illusion et l’arbitraire, même dans ce bien le plus sacré, pour qu’il fasse, aux dépens de son amour, la conquête de la liberté : il faut un lion pour un pareil rapt.

Mais, dites-moi, mes frères, que peut faire l’enfant que le lion ne pouvait faire ? Pourquoi faut-il que le lion ravisseur devienne enfant ?

L’enfant est innocence et oubli, un renouveau et un jeu, une roue qui roule sur elle-même, un premier mouvement, une sainte affirmation.

Oui, pour le jeu divin de la création, ô mes frères, il faut une sainte affirmation : l’esprit veut maintenant sa propre volonté, celui qui a perdu le monde veut gagner son propre monde.

Je vous ai nommé trois métamorphoses de l’esprit : comment l’esprit devient chameau, comment l’esprit devient lion, et comment enfin le lion devient enfant. — 

Ainsi parlait Zarathoustra. 

Le Chameau a une alternative.. Il pourrait s’il le voulait entamer sa métamorphose..

Ce lion ne cherchait ni paix .. ni compassion.. Il voulait son territoire.. Chasser tout intrus de son espace .. juste reprendre sa juste place …

Le moment présent.  Celui que je n’ai connu ni côtoyé..ni même oser approcher depuis si longtemps.

Faire partie de l’instant c’est  se réconforter par soi même. .

 Il Fallait pour entamer la première métamorphose….m’extraire de la peau de celui que j’ai si longtemps côtoyé 

Je me réveilla un matin en rugissant .  je devins Lion. 

Débuta alors une quête … de liberté … Le lion ne quête que liberté… et son hymen … est une chasse implacable et sans merci à tous ceux qui prétendent à son territoire.

Telle une vague sans retenue il … chassera de son présent toute distorsion qui lui invoque un moindre malaise … Il est n’est plus ni traitable .. ni conciliant .

Il ne dort presque plus .. ses sens l’ont empêchent … Ils lui rappelle que sa seule quête son ultime…      but .. retrouver son légitime térritoire.

Le lion bien que noble n’en demeure moins qu’un terrifiant prédateur… Mais je devais m’y 

Introduire…

 Le lion prend place. fait appel a ses instincts.. Et  n’exprimera plus  aucune hésitation.  

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.