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CANICULE. Par : Hourya Zaari


Vues d'Afrique

Sous un ciel de plomb, le soleil à son zenith, dardait ses rayons de feu, sur la ville engourdie. Une chaleur torride, écrasante, nous faisait suffoquer. La sueur dégoulinant de partout, plaquait nos vêtements défraîchis, sur notre corps brûlant.La réverbération éclatante du soleil, sur les murs blanchis à la chaux, conjuguée à la sueur qui perlait à notre front et qui coulait dans nos yeux entrouverts, nous aveuglait, nous importunait. nos mains moites, poisseuses nous incommodaient. De l’asphalte que chauffait à blanc, le brasier céleste, s’échappaient des vapeurs.

Plus loin, çà et là, sur le bitume liquéfié, et par à-coups, miroitait un mirage furtif. Haletants, fourbus terrassés, courbés sous le joug infernal de la canicule, nous tentions d’avancer péniblement, luttant contre cette fournaise dantesque. Les langues de feu alimentaient inexorablement, cette étuve titanesque, nous signifiant notre fragilité, face à cette force colossale de la nature. La température ambiante frôlait les 50° et ce n’était qu’un balbutiement comparé aux années apocalyptiques prédites. Les feux de forêts faisaient rage, et les milliers d’arbres calcinés, évaporés en fumées, faisaient s’essouffler le poumon, de notre si belle planète bleue.
Nous étions aux portes de l’enfer, le soleil aux rayons ardents, nous envoyait un maléfique et minuscule petit avertissement.
Humanité! Incrédule, et insignifiante humanité! Prends garde à toi! A bon entendeur !Salut!.

Houriya Zaari

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