Plaque à la mémoire de Marcel Dupret : 3 questions à l’Ambassadeur de Belgique au Maroc

Crédits photo : Ahmed Boussarhane/LNT

Le vendredi 9 juillet, une plaque commémorative a été dévoilée dans le bâtiment de la nouvelle ambassade de Belgique à Rabat dont la grande salle de réunion est désormais appelée « salle ambassadeur Marcel Dupret».

Par cette commémoration, l’Ambassade de Belgique à Rabat se souvient avec émotion des événements tragiques de Skhirat, le 10 juillet 1971, au cours desquels Marcel Gabriel Dupret, Ambassadeur de Belgique auprès du Royaume du Maroc, est tombé dans l’exercice de ses fonctions. Alors que cet attentat contre le Maroc et son Roi échouait, mais en faisant hélas de nombreuses victimes.

Cette cérémonie commémorative s’est déroulée en présence de représentants de la famille de l’ancien Ambassadeur Dupret, ainsi que l’actuel Ambassadeur de Belgique au Maroc, S.E. Marc Trenteseau

H.Z

Trois questions à S.E Marc Trenteseau, Ambassadeur de Belgique à Rabat

La Nouvelle Tribune : Tout d’abord, quelle est la symbolique derrière l’installation d’une plaque à la mémoire de l’ambassadeur Dupret ?

SE Marc Trenteseau :  En effet, 50 ans après les attentats du 11 juillet 1971 contre les institutions du Royaume du Maroc et Sa Majesté le Roi Hassan II, nous avons jugé, avec l’accord de la famille, d’installer une plaque pour se souvenir de lui. Et la meilleure manière de se souvenir d’un collègue décédé dans l’exercice de ses fonctions, c’est de donner son nom à une salle de réunion dans une toute nouvelle ambassade ouverte cette année en 2021, un signal très fort de notre engagement auprès du Maroc et la très bonne collaboration entre les deux pays. Je voudrais aussi signaler que beaucoup de gens ignorent souvent que parmi les nombreuses victimes à déplorer, se trouvait aussi l’ambassadeur de Belgique au Maroc, M. Marcel Gabriel Dupret. C’est assez rare qu’un ambassadeur soit tué à l’occasion d’un événement et je pense que c’est très important de s’en souvenir. C’est important pour lui, sa famille et les diplomates belges. Mais c’est aussi un souvenir à la mémoire de toutes les victimes d’une violence aveugle et absurde qui s’est déchaînée de jour-là et, que Dieu Merci, ce coup d’état n’a pas réussi. Evidemment, nos pensées ne vont pas uniquement à la famille de l’ambassadeur Gabriel Dupret, mais elles vont aussi à toutes les personnes mortes de manière injuste ce jour-là par la faute de quelques fous manipulés.

Source : La Tribune