Splendeurs du Maroc a livré plusieurs messages sous différentes formes…

Dans ce projet que l’on a eu, l’audace d’appeler  »Splendeurs du Maroc », nous étions une centaine de personnes de différents milieux à oeuvrer ensemble pour la réussite de cet événement.

Par A.Khouibaba

Ce qui m’a touché le plus, c’est la présence de ses mères qui ont participé pour la première fois à un concours leur permettant de montrer ce qu’elles savent faire et qu’elles l’ont fait avec coeur et amour comme elles l’aurait fait pour leur famille. Elles ont répondu oui sans hésitation pour participer à ce concours de couscous à Montréal. Cette catégorie de la communauté a toujours été marginalisée et oubliée, et ce, malgré leur pouvoir invisible. (nos mères)
Et pourtant, ces mères de famille ont toujours fait partie de la communauté marocaine à l’étranger et jamais, elles n’ont eu l’occasion de voir un ambassadeur ou un ministre marocain sauf à travers la télévision.

Dans Splendeurs du Maroc, ces mères ont servi nos invités, députés et sénateur canadiens, ministre, ambassadeur et consul marocain ainsi que l’ensemble de nos convives de la même manière qu’elles l’ont toujours fait chez nous, à la maison.
Pourtant chaque année, on choisit quelques membres de la communauté pour assister à la Fête du trône et jamais, on a pensé à ces femmes. Je ne parle pas juste au niveau du Canada, mais au niveau du monde entier.

Je crois que Sa Majesté, par sa proximité aurait été très fier de voir de près, une partie de ses sujets, qui sont parfois oubliés par les représentations marocaines à l’étranger.

Pour votre information, Monsieur le Ministre, c’est la première fois dans l’histoire de la communauté marocaine du Canada que l’organisation d’une rencontre entre un ministre et la communauté marocaine a été organisée par une ONG. (la Chambre de commerce); c’est la première fois que des familles avec leurs enfants ont assisté à la rencontre avec vous; c’est la première fois que malgré la grandeur de la salle plusieurs personnes étaient debout ce qui signifie que c’est un grand nombre des membres de la communauté qui ont assisté à votre rencontre; c’est la première fois que l’on n’a pas parlé de problèmes tels que par exemple les Marocains qui ont été privés de la toilette au Consulat; c’est la première fois qu’un ministre se tient debout avec un langage clair loin de la langue de bois; c’est la première fois qu’un membre du CCME assiste à la rencontre et c’est la première fois que l’Ambassadeur de Sa Majesté termine la rencontre par dire: On a compris que votre seul problème est la Royal Air Maroc en laissant entendre qu’il n’y a pas d’autres problèmes d’ordre administratif.

Notre campagne média était concentrée sur les médias du Canada pour avoir une plus grande assistance pendant l’événement. Nous n’avons pas visé la presse marocaine, car cela ne faisait pas partie de notre agenda. L’on considère que ce travail revenait à la MAP de couvrir l’événement étant donné la présence de deux ministres du gouvernement de Sa Majesté, l’ambassadeur, la consule générale, un sénateur canadien, des députés fédéraux et provinciaux, etc. Malheureusement l’absence de la MAP était plus que visible.

Oui, j’étais un acteur et cela était difficile pour moi d’avoir une vision globale de toute cette machine qui nous a tous surpris, moi y compris. Splendeurs du Maroc, nous a donné une fierté et nous a permis de porter un regard différent sur cet artisan marocain qui a su s’acclimater au changement et en se métamorphosant pour présenter un produit qui a su gagner la confiance du Canadien et augmenter la fierté du marocain et son retour aux racines de sa culture.

Mais jamais, cela n’aurait pu être possible si des acteurs au pouvoir, attachés au pays et ses valeurs ne nous avaient accordé leur confiance et apporté leur expérience.

L’année du Maroc dans sa globalité n’aurait jamais pu être possible sans la confiance de monsieur Ajbali et de monsieur Boussouf. (Je n’oublierai jamais sa phrase:  » Je suis venu au monde dans la campagne, de la maison on voyait de loin l’arrivée d’une personne, même la nuit ». Ces deux personnes proches de la base et de leurs racines, deux immigrés qui ont vécu assez d’expériences pour comprendre les besoins de la communauté marocaine à l’étranger.
Heureusement pour nous, un changement de gouvernement au Maroc a ajouté à la pièce son troisième morceau du puzzle. Monsieur Anis Birou, un ministre à la hauteur d’un ministère, un ingénieur dans sa tête et dans ses décisions qui a lancé Splendeurs du Maroc en lui donnant la place qui lui convient, en restant toujours franc et disponible. Je ne peux oublier les conseils sages et pleins d’expérience du Docteur Zahi qui m’a toujours fait comprendre que j’irai loin si je me fixais des objectifs positifs.

Avec l’arrivée de cette nouvelle consule, madame Wassane Zailachi qui a su donner un nouvel élan aux relations entre le consulat et la communauté avec la complicité de notre ambassadeur madame Nouzha Chekrouni. On a fait presque l’impossible et l’histoire est là pour le démontrer. Car même si certains ont tenté de contrer notre travail, ils ont été obligés de se mettre au travail, contrairement au passé, où ils recevaient de l’argent sans que personne ne se soucie de la livraison de la marchandise.

Splendeurs du Maroc a livré plusieurs messages sous différentes formes, qui étaient adressés à la communauté comme aux autorités canadiennes comme marocaines, parfois, sous forme d’humour et d’autres avec des gestes et des paroles directes.

Nous avons abordé la force politique de notre communauté devant des élus canadiens qui se sont levés pour approuver nos dires. Nous avons montré que notre unité territoriale n’était pas négociable et même des membres importants de la communauté maghrébine et influente de la classe politique canadienne ont cité Dakla comme une des meilleures plages marocaines. À titre de rappel, la position canadienne envers notre Sahara est une position neutre et nous sommes certains qu’il est possible de faire changer leur position en notre faveur si on la défend auprès de nos élus canadiens.

Cette semaine a eu déjà des retombées importantes soit au niveau politique, économique et social.

L’Année du Maroc est un exemple pour l’ensemble de la communauté marocaine à travers le monde. De par son action de faire participer l’entreprise canadienne en tant que partenaire, ce qui montre qu’il n’y a pas que l’argent du Maroc qui peut financer une opération marocaine au Canada. Parce que, avant tout, nous sommes des Canadiens d’origine marocaine. Cependant le Canada exige du sérieux et de la rigueur et c’est à nous de nous adapter à cette façon de faire. Nous sommes fiers d’en être les précurseurs et nous serons même prêts à apprendre à nos compatriotes à travers le monde ce savoir-faire.

Notre prochaine escale: Toronto pour Splendeurs du Maroc (suite) en collaboration avec la communauté juive de Toronto suivi par la délégation de femmes et d’hommes d’affaires qui se rendront au Maroc présidée par un membre du gouvernement du Canada.

Car comme le disait Martin Luther King,  »I have a dream ». Oui j’ai un rêve. J’ai le rêve que chacun de nous, peu importe où il se trouve, soit au service de son pays sans en attente un bénéfice. C’est le Maroc qui a besoin d’aide et pas le contraire et utilisons les moyens politiques disponibles à travers les institutions de nos pays d’accueil pour pouvoir défendre le Maroc.

Et là, on ferme la boucle, car on en revient à la phrase de celui qui a réalisé le rêve de Martin Luther King, le président Barak Obama, Yes we can.