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Exclus des élections, les MRE plaident pour l’arbitrage du roi Mohammed VI

La Coordination des représentants des partis politiques marocains à l’étranger déplore l’exclusion des Marocains du monde des prochaines élections. Elle compte désormais sur l’arbitrage du roi Mohammed VI.

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La coordination s’est fendue d’un communiqué ad hoc pour s’exprimer sur le vote majoritaire à la Chambre des représentants, lequel a conduit au blocage de l’amendement autorisant les Marocains résidant à l’étranger (MRE) à participer directement aux prochaines élections législatives. Ce vote «  contredit les instructions royales claires contenues dans les discours du 6 novembre 2005 et du 6 novembre 2007 et constitue une violation flagrante de l’article 17 de la Constitution  », dénonce-t-elle.

«  Le refus du Parlement de permettre aux Marocains de l’étranger d’être représentés et de voter est un déni complet de l’engagement politique et moral de la part du gouvernement, des groupes parlementaires et des secrétaires des partis politiques  », affirme-t-elle, rappelant que le Maroc a «  choisi l’équilibre législatif  ».

Toutefois, elle s’attend à ce que la délibération, par la Chambre des Conseillers de la loi 04-21 réponde «  aux aspirations citoyennes des Marocains du monde dans un Maroc qui embrasse tous ses citoyens  ». La Coordination des représentants des partis politiques marocains à l’étranger appelle par ailleurs à un arbitrage royal pour que la communauté marocaine installée à l’étranger obtienne les droits de vote et d’éligibilité.

Les Marocains du Monde tiennent à leur droit constitutionnel

La participation des Marocains du Monde aux élections est un « droit constitutionnel, nécessitant des garanties juridiques pour la pratique de ce droit », a revendiqué Abdellah Boussouf, le secrétaire général du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME), lors de la 98ᵉ rencontre diplomatique organisée par la Fondation diplomatique à Rabat. Une quarantaine d’ambassades étrangères accréditées au Maroc, ainsi que des représentants d’organisations mondiales ont pris part à cette réunion.

Tous les partis politiques marocains sont d’accord sur la nécessité de la participation des MRE aux élections, a indiqué Boussouf, bien que les échanges pour la concrétisation de ce droit constitutionnel ne soient pas encore concluants, fait savoir Atlasinfo. Pour Boussouf, la migration est indispensable pour l’équilibre et la stabilité du monde, elle permet le dialogue et le rapprochement entre les religions, les cultures et les peuples.

Aussi, les migrants du Maroc, de la Turquie et de la Grèce ont-ils fait preuve d’un grand soutien dans le développement du vaccin anti-Covid. Dans ce même sillage, la diaspora marocaine a été d’une grande utilité à travers les actions sociales et humanitaires menées dans les pays de résidence, de même que les importants transferts d’argent effectués durant la pandémie.

Durant cette période, alors que les transferts d’argent émis par les migrants à travers le monde ont chuté de 20 %, ceux des Marocains du Monde ont grimpé de 5 %, soit près de 70 milliards de dirhams en 2020, ont révélé les études du Fonds monétaire international (FMI). En ce qui concerne les efforts déployés par le Maroc dans la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme chez les migrants, Boussouf a précisé que le royaume est en mesure de faire face aux idées extrémistes, nihilistes et terroristes, à travers l’appel à l’élaboration d’un modèle de religiosité fondé sur trois grands piliers à savoir : la connaissance, un projet religieux rationnel avec un esprit critique et une dimension spirituelle.

Aziz Akhannouch se prononce sur le droit de vote des MRE

Lors de son passage mercredi sur Al Aoula et 2M, le chef du gouvernement a été interpelé sur la question de la représentation politique des Marocains résidant à l’étranger. Aziz Akhannouch a indiqué qu’une telle chose nécessite de grandes capacités logistiques et organisationnelles, qui doivent être démontrées par « une vaste étude ».

Dans la peau du chef de gouvernement, Aziz Akhannouch a fait face à la question du droit de vote et de représentation politique des Marocains du monde. Même s’il reconnait avoir été confronté à la situation en septembre dernier, il estime qu’il faut « une vaste étude pour y voir plus clair ».

Au cours d’une intervention mercredi, sur les deux chaînes nationales Al Aoula et 2M, le chef du gouvernement a déclaré que cette étude pourrait permettre de déboucher sur des réalisations réussies au cours des cinq prochaines années. Il précise que cette question nécessite de grandes capacités logistiques et organisationnelles, à cause du nombre important des MRE (5 millions). Ils devront en tout cas prendre leur mal en patience avant un hypothétique droit de vote.

Source : Bladi

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