Or, cette société a beaucoup changé au cours des dernières années.Au Québec, seulement entre 2001 et 2006, la proportion de la populationappartenant à une minorité visible a grimpé de plus de 30 %. « Dans uncertain nombre de téléromans, il y a des personnes issues de ladiversité, mais on ne les voit à peu près pas dans les promotions »,note Nadia Rousseau, qui a auparavant exercé le métier de journaliste,notamment avec Anne-Marie Dussault et Marie-France Bazzo.
Éviter la caricature
L’idée de ces auditions n’est pas de forcer les émissions à lafolklorisation ni à la caricature, en prévoyant spécifiquement « unrôle de noir » par exemple. Il s’agit plutôt de répondre à une demande.« Si on a besoin d’une comédienne espagnole dans la cinquantaine, ilfaut pouvoir la trouver », illustre Mélanie Ranger, conseillère aucasting à Radio-Canada.
L’actuelle banque de comédiens de la télévision, constituée à partirdes auditions passées chaque année par les finissants des grandesécoles de théâtre, ne comporte en effet que des visages dans lavingtaine. C’est pourquoi les nouvelles auditions sont plus souplesquant aux exigences de formation.
Cette ouverture a suscité beaucoup d’enthousiasme. Le service decasting avait déjà reçu plus d’une soixantaine de candidaturesrépondant aux critères avant les vacances des fêtes. Il est encorepossible, jusqu’au 10 janvier, de faire parvenir son curriculum vitaeaccompagné de photos à l’adresse casting@radio-canada.ca en prenant soin d’inscrire « Auditions diversité » dans l’objet du message.
Radio-Canada.ca avec CBC Community Snapshots 2008
