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Sekkaki suspecté de trafic de drogue, armes, bijoux, hormones, voitures… depuis sa cellule: “Comme si j’avais un bureau d’intérim du crime en prison”

Ashraf Sekkaki (à d. sur le montage) parade affublé d’une tenue officielle du PSG, saison 2015-2016. L’homme, depuis sa prison de Rabat, est tenu au courant des infos belges par ses proches, qui lui envoient également des vêtements de marque

Le Maroc n’a pas besoin de preuves pour condamner quelqu’un”, affirme Ashraf Sekkaki, 38 ans, lors d’un entretien téléphonique avec HLN depuis sa prison à Rabat. La justice belge, elle, en est sûre: la voix du détenu a été identifiée lors d’écoutes téléphoniques dans le cadre d’une enquête pour trafic de drogue, entre autres. Selon les enquêteurs, Sekkaki tenait même un véritable bureau d’intérim du crime depuis sa cellule marocaine, où il évoquait aussi des armes, des montres volées et des voitures maquillées. “Ce que les Belges ont pu écrire sur moi, ici, c’est l’évangile”, se plaint le détenu, qui dit aussi craindre un simulacre de procès. “Comme si les Marocains allaient écouter ces conversations”, ironise-t-il.Bjorn Maeckelbergh.

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“Pour l’instant, je suis en sécurité”, lance un Ashraf Sekkaki joyeux, même rieur, depuis sa prison de Salé II, à Rabat au Maroc. “J’ai même reçu mon troisième vaccin”, s’exclame-t-il avant de poursuivre: “Le plus important, c’est que je n’attrape pas le coronavirus ici. Imagine qu’ils doivent me conduire à l’hôpital (il rit) Ils n’ont pas la logistique pour! Ils préfèrent encore me voir tomber raide mort ici que de risquer que je m’échappe encore, je crois. Je crois que personne n’a de quarantaine plus sure que moi dans ce pays. Je ne vois personne d’autre que mes huit gardiens. Je n’ai personne à qui parler non plus, même pas par la fenêtre vu que j’ai cet aile de la prison pour moi tout seul”. Il dit repenser à l’époque où, dans le quartier de haute sécurité de la prison de Bruges, il avait encore des contacts avec ses codétenus. “À ma droite, j’avais Trabelsi (Nizar Trabelsi, l’ex-footballeur tunisien accusé d’avoir fomenté un attentat terroriste et qui a été livré aux USA, N.D.L.R.) et à ma gauche, Farid (Farid Bamouhammad, plus connu sous le nom de Farid le Fou). Finalement, c’est moi qui m’en tire le mieux: Trabelsi ne saura plus jamais ce que c’est d’être libre et Farid est mort d’un cancer”. 

Source : 7sur 7

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