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Des artistes dévoileront une murale en appui à la lutte d'Abdelkader Belaouni pour un statut

Un groupe d’artistes montréalais s’est réuni pour entreprendre un projet  de murale, en soutien à la cause d’Abdelkader Belaouni («Kader» pour les
intimes). Kader vit en sanctuaire à l’Église St-Gabriel de Pointe St-Charles depuis le 1er janvier 2006, en opposition à un ordre de
déportation injuste et discriminatoire.

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Quelques 25 artistes et écrivains participent à ce projet de murale

La murale sera créée pour soutenir Abdelkader, considérant que son histoire est représentative de la migration humaine au 21e siècle. En
effet, il s’est battu – et se bat encore – contre la bureaucratie déshumanisante afin d’être traité avec respect et dignité; il a inspiré
un large réseau de soutien et de résistance; il a refusé d’être vaincu par les plus de deux années de réclusion qu’il subit et, au contraire,
il a grandi dans ce combat incessant et s’est découvert des goûts artistiques variés.

Dévoilement de la murale: dimanche le 10 août 2008, de 17h à 19h Pourobserver les artistes au travail: samedi de 11h à 16h30 et dimanche demidi à 17h

  Rendez-vous derrière l’Église St-Gabriel à Pointe-St-Charles, 2157 rue Centre (métro Charlevoix), Montréal.
Pour plus d’information: 514 347-9462

UN PEU DE CONTEXTE

Abdelkader Belaouni, ou Kader, vie en sanctuaire dans l’église St. Gabriel depuis le 1er janvier 2006. Le périple de Kader
jusqu’à cette église en est un long et ardu, qui débute alors qu’il a fui la guerre civile algérienne, il y a près de douze ans.
Aveugle, il était particulièrement vulnérable aux violences qui ont fauché la vie de centaines de milliers de personnes et qui en ont forcé encore
plus à trouver refuge sous des cieux plus cléments. Finalement refusé comme réfugié au Canada, Kader a fait une demande de résidence permanente
fondée sur des motifs humanitaires. Cependant on lui a dit qu’il était impossible de lui accorder un tel statut car il n’est pas marié et n’a pas
d’emploi au Canada.

Cette décision ne tenait aucunement compte de son important réseau d’ami-es, de ses liens étroits dans le quartier Pointe-St-Charles, des obstacles
importants auxquels il faisait face dans la recherche d’un travail salarié, des heures de bénévolat qu’il a effectuées et du fait que ça fait plus de
dix ans qu’il ne vit pas en Algérie. Peu importe, il allait être renvoyé «chez lui».

La décision de Kader de publiquement refuser cette déportation injuste a rapidement gagné le soutien d’individus et d’organisation montréalaises,
québécoises, canadiennes et même au niveau international. La position de Kader est devenue un symbole de la lutte des immigrants et immigrantes qui
demandent à être traités avec respect et dignité, plutôt que comme de simples commodités.

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