Mère, oh mère! Par Aicha Slaoui

Mère, oh mère!
J’ai froid…! La chaleur de ton corps qui réchauffait mon cœur me manque…

Mère, oh mère!
J’ai faim…! Faim de douceur et de tendresse
Tu m’en as tellement donné,
Que j’ai pris l’habitude
Mais maintenant que tu es loin…?

Mère, oh mère!
J’ai peur…! Comme au premier jour, quand tu voulais m’apprendre à marcher
A compter sur moi même
A avancer malgré la peur de tomber et les risques de me faire mal…
il fallait me dire qu’un jour, même adulte
Je risquerai de ne plus savoir marcher
De tomber et de me casser les pieds
il fallait me dire que pour marcher, il faut dégager le chemin, des épines qui piquent et de la grosse saleté qui étouffe…

Mère, oh mère!
J’ai peur aussi du noir, qui a assombri mon cœur…
Tu ne m’as pas appris que le noir du cœur est plus sombre que celui des yeux….
Tu m’as pas appris comment l’éclaircir quand le blanc s’épuise !

Mère, oh mère !
Je suis malade,
J’ai mal partout,
Corps tâché de bleus
Visage griffé
Pieds cassés,
mains tordues,
voix perdue…
Et ça saigne je ne sais d’où…

Besoin de toi mère!
Et pas de docteur parce que rien ne se voit!
Besoin de ta voix douce pour faire revenir la mienne
De ta main chaude qui longe mon corps avec les versets du coran, pour apaiser ma douleur,
Besoin d’entendre tes mots tendres mais qui donnent la force pour relever les montagnes
De ton sourire qui me donne l’espoir et la joie de vivre

Viens me chercher
Par ton flair tu me trouveras,
Car le chemin, je ne saurais t’indiquer
Je t’attends
Mère

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