Tempête en mer. Par Houria Zaari.

Tempête en mer de Roseline Al Oumami (2015) : Peinture Acrylique sur Toile  - Singulart


La houle soulevait des trombes d’eau,
qu’elle rabattait avec fracas sur le rivage .
Implacablement, d’autres murs d’eau, déferlaient dans un claquement assourdissant. Un grondement sourd, terrifiant, glaça notre sang dans nos veines.
L’embarcation ballotée(comme un fétu de paille), malmenée, menaçait à chaque instant de sombrer dans ce gouffre infernal.
Le ciel déversait un déluge d’eau, il pleuvait des hallebardes, il pleuvait des cordes, et les flots bouillonnants gonflaient encore et encore.
Une vague scélérate lancée à toute allure comme un troupeau de chevaux emballés faillit nous engloutir, les éléments déchaînés, charriaient des vagues gigantesques qui cinglaient les côtes avec furie.
Des rouleaux d’écume blanchâtre, étaient aspirés puis rejetés par le ressac en une spirale diabolique.
Le tangage, le roulis, décuplés par la tempête nous faisaient perdre la tête. Ô Dieu miséricordieux sauvez nos âmes.
Nous étions muets, figés, impuissants devant la force indomptable de la nature. Et nous assistions faibles mortels que nous étions à une infime démonstration de ce qu’elle pouvait déclencher, un minuscule aperçu des cataclysmes qu’elle savait engendrer.
Puis après s’être soulagée de sa colère la tempête décrût, s’apaisa. Le calme revint. Le(fameux)calme après la tempête.