Par : Hourya Zaari

Le soleil incendiait l’horizon. L’astre incandescent, déployait sa splendeur, dans une débauche de couleurs, allant du rouge vermillon le plus soutenu, à toutes les nuances de ce ton. De la voûte céleste toute de pourpre vêtue, un souffle taquin charriait des nuages orangés, rouge-sang, carmin, violacés qui, s’étiraient, s’effilochaient, se disloquaient. Puis se dissipaient en volutes, dans le ciel. Une profusion de traînées colorées, barbouillait le firmament. Les nuages gravitaient autour de la boule en feu, voguant, glissant s’entremêlant, s’étalant et dérivant sur la toile de fond infinie du ciel. La palette céleste avec tous ses dégradés, offrait ses nuances, à ce pinceau divin, et une multitude de teintes parait cette débandade de nuages, dansant le ballet du coucher.
Le spectacle divin qui aurait fait pâlir le plus grandiose des feux d’artifice, était à couper le souffle. Je demeurais médusée, ébahie, subjuguée, devant la somptuosité de cette symphonie féerique. J’étais en communion avec la nature, comme envoûtée, entrée dans un état second, une douce euphorie.
La magnificence de Dieu le Créateur, se répandait sur ses humbles créatures, en une pluie de poussière ocrée, et diffuse, se diluant dans la pénombre crépusculaire.
Puis, soudain, sans crier gare, doucement, sur la pointe des pieds, il sombra, s’effaçant, se fondant dans le néant, pour un éternel et immuable recommencement.
Houriya Zaari
Houriya Zaari
