
La vie serait complètement codée. Le code est partout. Il est, par les temps qui courent, à la fois applaudit et montré du doigt. Chacun parle de codes.
Du code d’accès au code-barres, du code vestimentaire au code de la route, en passant par le code de la famille, le code civil, le code du travail, le code de commerce, le code pénal et tous les autres codes, formels ou tacites.
Il s’agit d’un terrain où le pouvoir «code» un domaine, en véhiculant, en même temps, un discours pour réformer le «code» relatif à un autre domaine.
Ce qui crée un «débat» au sein de la population qui est déjà accablée par la flambée des prix.
Bien orchestrée, la manœuvre pourrait détourner l’attention de cette population de ses occupations et ses préoccupations relatives à la cherté de la vie et du pouvoir d’achat, pour s’intéresser à la réforme des «codes».
Mais, lorsque la médiocrité de certains acteurs politiques et sociaux, bombardés sur le devant de la scène, tient le haut du pavé, en malmenant un débat qui ne colle, de plus, à aucune actualité, force est de dire que la démarche, qui devrait voiler, dévoile au grand jour les préoccupations en question et les place sous le feu des projecteurs.
Ce moulin à paroles ne pourrait pas moudre la farine et rouler la population dans la farine. C’est apparemment pourquoi des voix se sont élevées pour se révolter contre les organisateurs d’une rencontre consacrée à la réforme d’un «code» pour leur demander qu’il vaille mieux, en ces temps de flambée des prix, de parler de «code de la farine». Et oui. Le pain naît de la farine. Et «il faut pétrir selon la farine», dixit un vieil adage.
