Collège CSM Montréal Collège CSM

La France humilie la junte algérienne, après la tentative avortée de l’enlèvement en Tunisie de la journaliste Amira Bouraoui

La journaliste franco-algérienne Amira Bouraoui a échappé, in extremis, lundi soir à une extradition vers Alger, d’où elle a fui quelques jours plus tôt vers la Tunisie. C’est son passeport français et l’intervention directe des autorités françaises auprès du président tunisien qui ont permis à Amira Bouraoui d’être placée sous la protection de l’ambassade de France à Tunis, avant de prendre un avion et d’atterrir à Lyon.

Par Mohammed Ould Boah

Vues d'Afrique
Amira Bouraoui

Amira Bouraoui, l’une des figures les plus connues du Hirak algérien, tenant un masque facial à la main alors qu’elle célèbre sa sortie de la prison de Kolea près de la ville de Tipasa, à 70 kilomètres à l’ouest de la capitale Alger, le 2 juillet 2020.

| AFP

La journaliste Amira Bouraoui était sous le coup d’une interdiction de quitter le territoire algérien, qui lui a été verbalement signifiée le 12 novembre 2021 à l’aéroport Houari Boumediene par la police locale, au moment où elle s’apprêtait à prendre, ce jour-là, un avion pour la France où réside l’un de ses fils.

Bête noire du régime algérien, cette journaliste à Radio-M, média privé, animait jusqu’à récemment une émission de débat politique intitulée «CPP» (Café politique presse), au cours de laquelle elle a l’habitude de décortiquer, avec ses invités, les dérives répressives des dirigeants de «l’Algérie nouvelle». Radio-M diffuse actuellement ses émissions sur le web depuis l’emprisonnement de son patron et fondateur, le journaliste Ihsane El Kadi, et la mise sous scellés de ses locaux en décembre dernier.

Répression implacable

C’est donc dans ce climat de répression implacable et de musèlement total de la presse et de la liberté d’expression en Algérie qu’Amina Bouraoui a réussi, la semaine dernière, à fuir l’Algérie et entrer en catimini en Tunisie en passant par la frontière terrestre. Mais, vendredi dernier, au moment d’embarquer dans un avion à destination de Paris, avec son passeport français, elle a été placée en garde à vue à l’aéroport de Carthage et accusée d’entrée illégale en Tunisie. Lundi, elle a été présentée devant une juge à Tunis qui l’a libérée et convoquée pour une autre audience programmée le 23 février courant. Mais dès sa sortie de chez la juge, Amira a été kidnappée en pleine rue par des policiers en civil qui l’ont ramenée dans les locaux de la police des frontières, en vue d’accélérer une procédure d’extradition vers l’Algérie.

Source : https://fr.le360.ma/politique/la-france-humilie-la-junte-algerienne-apres-la-tentative-avortee-de-lenlevement-en-tunisie-de-la_WMDVUAHJPJHI3CXIPMDUQ2NRYI/

Vues d'Afrique
Vues d'Afrique