Condoleezza Rice bientôt à Tunis


Cette tournée maghrébine, annoncéepar la chaîne Al jazeera, intervient à deux mois des électionsaméricaines du 4 novembre prochain qui marqueront l’arrivée d’unenouvelle administration à la Maison blanche. Condoleezza Riceserait-elle donc en train d’expédier les affaires courantes ? Pas tantque ça. Puisque l’administration Bush semble vouloir marquer sa fin derègne par des réalisations concrètes. En témoigne les va-et-vientsuccessifs de la chef de la diplomatie américaine au Proche-Orient oùelle dit œuvrer à activer le processus de paix. Des visites qui serventplutôt à réitérer le soutien de Washignton à Tel-Aviv.

Pour leMaghreb, la situation est différente. Les Etats-Unis n’ont cessétoutefois de manifester un intérêt accru pour la région au cours de cesdernières années, notamment à travers le MEPI, leur projet phare. LeMEPI, initiative de partenariat au Moyen-Orient qui dispose d’un bureauà Tunis, vise à a activer les changements politiques et économiques auMoyen-Orient et en Afrique du Nord. Elle touche les domaines de ladémocratie, des droits de l’Homme, de l’éduction etc.

Parailleurs, les Etats-Unis oeuvrent à mettre en place une zone de libreéchange avec le Maghreb. Des accords de libre échange ont été conclusavec les pays de la région dont le Maroc, et les négociations sont encours avec les autres pays, notamment la Tunisie.
Le Conseiltuniso-américain sur l’Accord Cadre de Commerce et d’Investissement(TIFA) a été créé en 2002, et a tenu en mars dernier sa troisièmeréunion, lors de la visite en Tunisie de Shaun Donnely, représentant adjoint des Etats-Unis pour le Commerce Extérieur avec l’Europe et le Moyen-Orient.

Quatregroupes de travail ont été, à cet effet, mis en place dans le cadre duconseil du TIFA. Ils planchent sur les quatre secteurs, objet desnégociations, à savoir : la libéralisation du commerce, des services,l’investissement et la propriété intellectuelle.

L’autre sujetcrucial qui sera inscrit à l’agenda maghrébin de Madame Rice a traitaux tentatives discrètes des Etats-Unis de créer une base militaire auMaghreb. Un projet qui aurait été accueilli avec réticences par lespays maghrébins. Mais, il faut compter sur la force de persuasion decondoleezza Rice pour amadouer les positons les plus opiniâtres.