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Lors de son passage mercredi sur Al Aoula et 2M, le chef du gouvernement a été interpelé sur la question de la représentation politique des Marocains résidant à l’étranger. Aziz Akhannouch a indiqué qu’une telle chose nécessite de grandes capacités logistiques et organisationnelles, qui doivent être démontrées par « une vaste étude ».
Dans la peau du chef de gouvernement, Aziz Akhannouch a fait face à la question du droit de vote et de représentation politique des Marocains du monde. Même s’il reconnait avoir été confronté à la situation en septembre dernier, il estime qu’il faut « une vaste étude pour y voir plus clair ».
Au cours d’une intervention mercredi, sur les deux chaînes nationales Al Aoula et 2M, le chef du gouvernement a déclaré que cette étude pourrait permettre de déboucher sur des réalisations réussies au cours des cinq prochaines années. Il précise que cette question nécessite de grandes capacités logistiques et organisationnelles, à cause du nombre important des MRE (5 millions). Ils devront en tout cas prendre leur mal en patience avant un hypothétique droit de vote.
La coordination des représentants des partis politiques à l’étranger déplore l’absence des droits de vote et de représentativité des Marocains de la diaspora dans le projet de loi modifiant la loi organique relative à la Chambre des représentants. Des droits pourtant revendiqués.
Grosse déception pour les Marocains résidant à l’étranger (MRE). Ils ont constaté avec amertume que les recommandations qu’ils avaient formulées n’ont pas été prises en compte dans le projet modifiant la loi organique relative à la Chambre des représentants, rapporte Al Ahdath Al Maghribia. La coordination des représentants des partis politiques marocains à l’étranger regrette cette sourde oreille face aux dynamiques politiques et civiles des Marocains du monde, qui ont œuvré avec modération, équilibre et sagesse pour la mise en application des principes constitutionnels relatifs au droit des Marocains de la diaspora à la participation politique, indique un communiqué.
En outre, la coordination déplore le statu quo et le manque d’interaction avec son mémorandum en faveur du droit de vote et de représentativité des MRE déposé en janvier dernier. Ce mémorandum a d’ailleurs reçu l’assentiment des partis politiques lors d’une rencontre. Selon la coordination, l’absence du droit de vote et de représentativité des MRE des projets de loi adoptés lors du dernier conseil des ministres questionne l’expérience démocratique marocaine. Elle affirme que cette exclusion des Marocains du monde de la contribution directe dans la gestion de la chose publique affaiblit le lien de la diaspora avec leur pays d’origine, et pourrait par conséquent, produire un impact négatif sur les générations futures.
Source : Bladi
