Un casse-tête pour les parents de milliers d’enfants

JEAN-FRANÇOIS RACINE

Après les travailleuses en CPE, c’est au tour du personnel des garderies privées non subventionnées d’annoncer une journée de grève en invoquant l’iniquité du réseau.
Le Journal a appris que près de 1200 garderies privées non subventionnées seraient fermées le mercredi 10 novembre, partout au Québec.
Après plusieurs mois de discussion avec le gouvernement, les garderies demandent un plan pour la conversion en un seul réseau entièrement subventionné avant la prochaine élection provinciale.
« On est un peu à bout de patience et les gens sont fatigués. L’iniquité ne peut plus durer. Les familles ne peuvent plus porter le fardeau injuste du pas de tortue du ministère vers la conversion du réseau. Si rien n’est fait, notre réseau va s’écrouler. Nous avons assez attendu », affirme Marie-Claude Collin, présidente de la Coalition des garderies privées non subventionnées du Québec. Environ 70 000 enfants dépendent de ce réseau qui cherche à survivre.
Avec l’augmentation récente des salaires des éducatrices dans le réseau des CPE, la situation continue de se détériorer, car des éducatrices partent et des familles ne trouvent pas de places abordables. Selon Mme Collin, ses membres attendent une réponse claire du ministre de la Famille, Mathieu Lacombe.
La contribution
« Si je paie les éducatrices avec l’échelle salariale que le ministre va annoncer, il faudrait que je charge 91,24 $ pour un poupon. Je ne charge même pas 50 $. Juste la contribution par jour, par place, par enfant, nous avons une iniquité », ajoute-t-elle.
Par ailleurs, plusieurs CPE seront à nouveau fermés aujourd’hui et demain, en raison de la grève des travailleuses membres du Syndicat québécois des employés de service (SQEES-FTQ). Après ce débrayage, les travailleuses auront toujours six jours de grève en banque.
Aucune autre date de grève n’est prévue dans les deux principales organisations syndicales qui représentent des travailleuses des CPE.
Plusieurs journées de grève ont eu lieu la semaine dernière, dans des centaines de CPE de tous les coins du Québec. Chaque fois, les parents de milliers de bambins doivent se trouver un plan B pour faire garder leur progéniture.
Source : Journal de Quebec
