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Afghanistan : les six pays frontaliers tentent de préserver leurs intérêts par tous les moyens.

Carte politique de l'Afghanistan et du Pakistan — Image vectorielle

Pour le chef du Kremlin, Moscou ne peut en aucun cas prendre le risque de laisser des terroristes islamistes pénétrer sur le territoire russe en passant par les pays d’Asie centrale.

Nos partenaires occidentaux demandent avec insistance que les réfugiés soient répartis dans les pays d’Asie centrale en attendant que des visas leur soient délivrés pour aller aux États-Unis ou dans d’autres pays. Ce qui signifie que vers ces pays, qui sont nos voisins, on peut envoyer des gens sans visa, mais chez soi hors de question de les admettre sans visa. Voilà une approche fort humiliante de la question !”

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Nous [la Russie] partageons une frontière avec ces pays. Et entre eux et nous, il n’y a pas de politique de visas. Imaginez un peu : les réfugiés affluent dans ces pays, mais qui y a-t-il parmi eux ? Qu’est-ce que nous en savons ? Il peut y en avoir des milliers, des centaines de milliers, et même des millions ! La frontière, c’est des milliers de kilomètres. N’importe qui peut prendre sa voiture ou son âne et partir par les steppes. Et que pouvons-nous faire alors ?”

Le gouvernement grec a annoncé vendredi 20 août avoir terminé la construction d’un mur de 40 km dans la région d’Evros, à la frontière avec la Turquie. Cette dernière fortifie de son côté une partie de sa frontière avec l’Iran.

Le mur construit à la frontière gréco-turque dans la région d’Evros, le 18 juin 2021. PHOTO NICOLAS ECONOMOU / NURPHOTO / AFP

La Grèce a déclaré vendredi 20 août avoir achevé la construction d’un mur de 40 km à sa frontière avec la Turquie et qu’un système de surveillance y a été installé. L’objectif, selon le Guardian : “empêcher d’éventuels demandeurs d’asile de tenter de rejoindre l’Europe après la prise de contrôle de l’Afghanistan par les talibans”.

Selon le quotidien britannique, la prise de Kaboul par les miliciens islamistes a suscité en Europe la crainte d’une crise migratoire “similaire à celle de 2015”.

Une enceinte de plus de 200 km entre la Turquie et l’Iran

Plus d’un million de personnes fuyant la guerre et la pauvreté au Moyen-Orient avaient traversé la Turquie pour se rendre dans l’Union européenne en 2015, rappelle le quotidien, et, en 2016, la Turquie avait conclu un accord “pour endiguer le flux de migrants en échange d’un soutien financier”.

Selon le journal italien Il Fatto Quotidiano, un mur est également en cours de construction “à la frontière entre la Turquie et l’Iran” . Actuellement, 156 kilomètres ont été réalisés, et l’objectif est de construire 243 kilomètres. Le quotidien souligne que les autorités turques cherchent elles aussi à “empêcher l’arrivée de migrants et de demandeurs d’asile”, et notamment celle des réfugiés afghans.

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