Collège CSM Montréal Collège CSM

Le Maroc en négociation pour l’acquisition de 22 hélicoptères d’attaque

Le Maroc en négociation pour l’acquisition de 22 hélicoptères d’attaque

Les Forces armées royales (FAR) seraient en négociation avec Turkish Aerospace Industries (TAI) et l’italien AgustaWestland pour l’acquisition de 22 hélicoptères d’attaque T129 ATAK pour une valeur de 1,3 milliard de dollars.

Vues d'Afrique

Dans un article intitulé « Le réarmement imparable du Maroc », le quotidien conservateur espagnol « La Razón »  indique que le contrat comprend l’acquisition de missiles et d’équipements électroniques pour les nouveaux appareils.

Le Maroc serait actuellement en phase avancée de négociations avec la Turquie pour l’acquisition de 22 hélicoptères d’attaque T129 ATAK pour une valeur de 1,3 milliard de dollars, rapporte le quotidien espagnol en se référant au magazine Tactical Report.

Armement : L’Italie et la Turquie, nouveaux fournisseurs du Maroc

Après l’achat de 12 drones turcs, le présent accord comprend des missiles et de l’avionique (équipements électroniques, électriques, informatiques, etc.). Selon la même source, le contrat s’élèverait à 1,3 milliard de dollars.

Tactical Report indique que ces négociations entre Rabat et Ankara avaient commencé en 2018, mais ont connu plusieurs interruptions, d’abord en raison de la détérioration des relations diplomatiques entre les deux pays. Et d’autre part, par les sanctions imposées à la Turquie, membre de l’OTAN, par les États-Unis fin 2020.

L’administration de l’ancien président Donald Trump avait décidé un embargo sur la vente d’hélicoptères turcs (équipés de moteurs américains) en réaction à l’intention d’Ankara d’acheter les missiles russes S-400. Ces événements ont retardé les négociations, qui sont désormais relancées.

Selon La Razón, l’acquisition de ces hélicoptères renforcera la capacité de dissuasion des Forces royales de l’air (FRA), en rejoignant sa flotte, qui est principalement composée des hélicoptères de reconnaissance et de combat « Gazelle », « Bell 205 » et « Belle 206 », Chinooks et les drones « Predator » (États-Unis) et Eads Harfang (UE). Sans oublier la flotte des F16 et d’autres avions de chasse.

La Turquie fournira également au Maroc des missiles pour les ATAK T129, notamment des missiles à guidage laser CIRIT de 70 mm, des missiles air-sol AGM-114 Hellfire (ASM) et des missiles air-air Stringer (ATAS).

La Razón rappelle que le Maroc a déjà conclu plusieurs autres contrats d’armement avec la Turquie. Le Maroc a commandé 13 drones armés Bayraktar TB2, d’une valeur de 626 millions de dirhams. Et, plus récemment, une commande pour l’achat d’une trentaine de blindés Ejder Yalcin.

LE MAROC ACQUIERT DE NOUVEAUX AVIONS POUR RENFORCER LA SURVEILLANCE DE SES FRONTIÈRES

Au moment où les médias espagnols porte un intérêt particulier aux négociations avancées sur l’acquisition d’armes entre le Maroc et la Turquie, la ministre de la défense espagnole, Margarita Robles, a fait une sortie médiatique pour tirer les choses au clair.

Suite au transfert par le Maroc de drones obtenus auprès de la Turquie vers sa base militaire d’Al-Aroui à Nador, à quelque 30 kilomètres de Melilla, la ministre de la défense espagnole, Margarita Robles, a été saisie par Europa Press pour commenter l’affaire.

Drone turc

A cet égard, la responsable a « exclu de modifier sa stratégie vis-à-vis des deux villes », notant qu’il s’agit d’une « affaire intérieure du Maroc », et que « le pays voisin mérite le plus grand des respects ».

Commentant la stratégie de renforcement et de modernisation d’armement, menée par le Royaume ces années, la ministre a nuancé que l’Espagne reste rassurée du fait que sa politique de défense fait partie intégrante de l’UE et de L’Organisation du traité de l’atlantique nord (OTAN). 

La sortie médiatique de la ministre espagnole intervient dans le cadre de l’important intérêt accordé par les médias espagnols aux négociations avancées entre le Maroc et la Turquie pour l’acquisition de 22 hélicoptères d’attaque T129 ATAK pour une valeur de 1,3 milliard de dollars, ainsi que 12 drones turcs pour, croient savoir les médias espagnols, surveiller les frontières de Sebta et Melilla.

Il est à noter que selon des sources expertes en sécurité, tous les appareils que le Maroc a acquis sont des « drones intelligents » pouvant être exploités dans diverses missions, notamment en matière de surveillance du territoire et lutte contre le traffic et l’immigration.

Vues d'Afrique
Vues d'Afrique