{"id":15454,"date":"2022-06-05T05:15:41","date_gmt":"2022-06-05T10:15:41","guid":{"rendered":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/?p=15454"},"modified":"2022-06-05T05:15:44","modified_gmt":"2022-06-05T10:15:44","slug":"etrangers-non-europeens-pourquoi-44-dinactifs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/?p=15454","title":{"rendered":"\u00c9trangers non-europ\u00e9ens: pourquoi 44% d\u2019inactifs?"},"content":{"rendered":"\n<p>La Belgique affiche le taux d\u2019activit\u00e9 des \u00e9trangers non europ\u00e9ens le plus faible d\u2019Europe. Certains y voient le pr\u00e9texte pour mieux \u201cchoisir\u201d nos migrants. D\u2019autres pr\u00e9f\u00e9reraient qu\u2019on travaille avec ceux qui sont d\u00e9j\u00e0 chez nous.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.moustique.be\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/BELGAIMAGE-1162813721-1024x677.jpg\" alt=\"un immigr\u00e9 recherche un emploi\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p>\u00c0 comp\u00e9tences \u00e9gales, postuler avec un nom \u00e0 consonance \u00e9trang\u00e8re r\u00e9duit les chances de d\u00e9crocher le poste. \u00a9 BelgaImage<\/p>\n\n\n\n<p>Theo Francken\u00a0en a fait son buzz. Il faudrait, selon le nationaliste de la N-VA, adopter le mod\u00e8le de la migration choisie, inspir\u00e9e du mod\u00e8le canadien.\u200aC\u2019est que, avec 44 % d\u2019\u00e9trangers non europ\u00e9ens inactifs, la Belgique affiche le pire score europ\u00e9en en la mati\u00e8re. Pour les femmes, c\u2019est encore plus d\u00e9courageant: 60 % sans emploi, ni m\u00eame\u00a0recherche d\u2019emploi\u00a0en cours, contre 25 % parmi les \u201cnatives\u201d. Mais ce n\u2019est pas le seul probl\u00e8me que les\u00a0immigr\u00e9s\u00a0non europ\u00e9ens rencontrent. La faible qualit\u00e9 de leurs emplois, plus pr\u00e9caires et moins r\u00e9mun\u00e9rateurs que les natifs, est \u00e9galement interpellante. Sauf que derri\u00e8re ces constats, que Theo Francken agite comme un tabou aux r\u00e9percussions dramatiques, se cachent de multiples explications qu\u2019il s\u2019agit d\u2019\u00e9clairer.<\/p>\n\n\n\n<p>Un drame? Il faut nuancer. \u201c<em>Si on veut mesurer le co\u00fbt pour la s\u00e9curit\u00e9 sociale, il est intellectuellement malhonn\u00eate de ne voir que le ch\u00f4mage. Tout d\u2019abord, on a droit au ch\u00f4mage que si on a travaill\u00e9. Ensuite, la population migrante est statistiquement beaucoup plus jeune, ce qui entra\u00eene nettement moins de d\u00e9penses de sant\u00e9 et de pensions que dans la population d\u2019origine belge. Tant la commission europ\u00e9enne que l\u2019OCDE d\u00e9montrent que l\u2019impact sur les finances publiques des migrants est soit neutre, soit m\u00eame positif<\/em>\u201d, recadre Jean-Michel Lafleur, directeur du Centre d\u2019\u00e9tudes de l\u2019ethnicit\u00e9 et des migrations de l\u2019Universit\u00e9 de Li\u00e8ge.<\/p>\n\n\n\n<p>Un tabou? Patrick Charlier, directeur d\u2019Unia, le centre pour l\u2019\u00e9galit\u00e9 des chances: \u201c<em>Nous en parlons chaque ann\u00e9e depuis dix ans \u00e0 chacun de nos monitorings<\/em>\u201d. Selon lui, il n\u2019y a pas plus de racisme en Belgique et la situation n\u2019est pas plus mauvaise que dans d\u2019autres pays. \u201c<em>Les enqu\u00eates de fond men\u00e9es ces derni\u00e8res ann\u00e9es montrent m\u00eame une am\u00e9lioration du taux de tol\u00e9rance des Belges \u00e0 l\u2019\u00e9gard des \u00e9trangers<\/em>\u201d, assure Patrick Charlier. Un constat qui n\u2019est pas mis en lumi\u00e8re par la r\u00e9cente enqu\u00eate men\u00e9e par la VRT et De Standaard: pour la moiti\u00e9 des Flamands, m\u00eame un migrant parfait ne sera jamais flamand, notamment. Quoi qu\u2019il en soit, il y a bel et bien de la discrimination raciale. C\u2019est un fait av\u00e9r\u00e9 et mesur\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises par le professeur Stijn Baert de l\u2019UGent. \u201c<em>Nous avons r\u00e9alis\u00e9 plusieurs enqu\u00eates. C\u2019est un vrai probl\u00e8me. \u00c0 comp\u00e9tences \u00e9gales, celui qui sollicite un emploi avec un nom marocain, par exemple, a nettement moins de chances d\u2019obtenir l\u2019emploi qu\u2019une personne au nom \u201cbelge\u201d. On remarque que beaucoup d\u2019entrepreneurs et patrons estiment que leur personnel ou leurs clients n\u2019aura pas envie de travailler avec des personnes d\u2019origine \u00e9trang\u00e8re<\/em>.\u201d<img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.moustique.be\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/graphe_immigration1-1.png\" alt=\"graphique de l'immigration et emploi\" width=\"653\" height=\"467\" srcset=\"https:\/\/www.moustique.be\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/graphe_immigration1-1.png 653w, https:\/\/www.moustique.be\/wp-content\/uploads\/2022\/06\/graphe_immigration1-1-300x215.png 300w\"><\/p>\n\n\n\n<p id=\"caption-attachment-239874\">\u00a9 Eurostat<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Babel belge<\/h2>\n\n\n\n<p>Patrick Charlier d\u00e9fend le fait que ces discriminations raciales sont en fait structurelles et syst\u00e9miques sans \u00eatre le fait de volont\u00e9s individuelles. Elles d\u00e9coulent de codes sociaux qui ne sont pas toujours partag\u00e9s, de r\u00e9seaux diff\u00e9rents et de pr\u00e9jug\u00e9s parfois tenaces. \u201c<em>Nous sommes dans un cercle vicieux li\u00e9 \u00e0 une mauvaise image de la migration<\/em>\u201d, globalise Stijn Baert pour qui les employeurs et les employ\u00e9s doivent arr\u00eater de se renvoyer la balle. \u201c<em>Les employeurs trouvent que ces personnes sont moins motiv\u00e9es et les personnes \u00e9trang\u00e8res disent que ce n\u2019est pas la peine qu\u2019elles fassent de leur mieux parce qu\u2019elles sont quand m\u00eame discrimin\u00e9es. Chacun doit balayer devant sa porte<\/em>.\u201d Le directeur d\u2019Unia pointe des habitudes tr\u00e8s \u201cbelges\u201d qui peuvent \u00eatre discriminantes comme le fait de r\u00e9server les jobs aux enfants du personnel de l\u2019entreprise. Or un job fait une premi\u00e8re exp\u00e9rience qui peut \u00eatre importante sur un CV. La Belgique pr\u00e9sente aussi une moins grande mobilit\u00e9 professionnelle. Or, plus il y a de la mobilit\u00e9, plus il y a de l\u2019acc\u00e8s \u00e0 de l\u2019emploi. Le fait de rester pendant vingt ans dans le m\u00eame job fige le march\u00e9 de l\u2019emploi. \u201c<em>Il faut \u00eatre attentif aussi au fait que les taux d\u2019emploi plus \u00e9lev\u00e9s affich\u00e9s dans d\u2019autres pays recouvrent en fait des temps partiels pr\u00e9caires<\/em>.\u201d<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><em>\u201cEn Allemagne, on apprend la langue sur son lieu de travail. En Belgique, la langue est un pr\u00e9requis\u201d<\/em><\/h4>\n\n\n\n<p>Une question sp\u00e9cifique \u00e0 la Belgique est aussi l\u2019exigence du bilinguisme et en tout cas la pratique d\u2019une des trois langues nationales. Et sur ce point, les francophones ont mis beaucoup plus de temps \u00e0 mettre en place des parcours d\u2019int\u00e9gration, encore trop rares pour accueillir les personnes souhaitant apprendre la langue de la r\u00e9gion qu\u2019ils habitent. On voit d\u2019ailleurs actuellement des files d\u2019attente de r\u00e9fugi\u00e9s ukrainiens \u00e0 ces cours. La Flandre fait mieux et depuis plus longtemps. Jean-Michel Lafleur appuie ce point. Les personnes n\u2019ont pas les comp\u00e9tences qui correspondent au march\u00e9 du travail, notamment en mati\u00e8re de langues. Les cours de langue offerts aux personnes \u00e9trang\u00e8res ne sont pas syst\u00e9matiques du tout. \u201c<em>Et puis, l\u2019approche belge n\u2019est pas favorable \u00e0 l\u2019int\u00e9gration. En Allemagne, on acc\u00e8de d\u2019abord \u00e0 un job et on apprend la langue sur son lieu de travail l\u00e0 o\u00f9 en Belgique la connaissance de la langue est un pr\u00e9requis pour travailler<\/em>\u201d, souligne Patrick Charlier.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Pi\u00e8ges \u00e0 l\u2019emploi<\/h2>\n\n\n\n<p>\u201c<em>Il y a aussi un probl\u00e8me de reconnaissance des dipl\u00f4mes en particulier pour ceux venus d\u2019Afrique qui ne leur permettent pas de travailler dans les secteurs pour lesquels ils sont form\u00e9s. Cela cr\u00e9e d\u2019importantes frustrations comme d\u2019obliger un ing\u00e9nieur \u00e0 travailler dans le nettoyage industriel<\/em>\u201d, rel\u00e8ve Jean-Michel Lafleur. La complexit\u00e9 des institutions belges ne favorise pas non plus de vraies solutions alors que la comp\u00e9tence de l\u2019emploi est partag\u00e9e entre les R\u00e9gions et le f\u00e9d\u00e9ral. \u201c<em>On sait qu\u2019\u00e0 Bruxelles, par exemple, des employeurs ne recherchent pas suffisamment des travailleurs du c\u00f4t\u00e9 d\u2019Actiris, par d\u00e9fiance ou pour des raisons de repr\u00e9sentations st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9es<\/em>\u201d, d\u00e9plore Patrick Charlier. Ph\u00e9nom\u00e8ne plus inqui\u00e9tant encore: on se rend compte que la seconde ou troisi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration de migrants venus s\u2019installer en Belgique a plus de mal encore \u00e0 s\u2019\u00e9lever socialement que ses parents ou grands-parents. \u201c<em>Cela pose la question du r\u00f4le de l\u2019\u00e9cole o\u00f9 les m\u00e9canismes de rel\u00e9gation visent plus souvent les enfants issus de la migration<\/em>\u201d, souligne Patrick Charlier.<\/p>\n\n\n\n<p>Au rayon des difficult\u00e9s pour les \u00e9trangers, en voici une autre. Pour une s\u00e9rie de jobs disponibles, notamment avec un faible niveau d\u2019\u00e9tude, on ne peut pas candidater si on est \u00e9tranger. On ne peut pas par exemple \u00eatre gardien de prison, ni policier, inspecteur, diplomate\u2026 Des facteurs culturels, comme la propension des femmes \u00e0 rester au foyer, s\u2019ajoutent aussi \u00e0 ces freins \u00e0 l\u2019emploi ind\u00e9pendants de la volont\u00e9 des \u00e9trangers. Les personnes \u00e9trang\u00e8res ont en moyenne des familles plus nombreuses. Or quand on a un bas salaire et beaucoup d\u2019enfants, payer les cr\u00e8ches et les garderies devient rapidement d\u00e9courageant financi\u00e8rement. C\u2019est ce qu\u2019on appelle les pi\u00e8ges \u00e0 l\u2019emploi. \u201c<em>Enfin, il y a une probl\u00e9matique politique o\u00f9 on accueille des migrants pour des raisons humanitaires et non \u00e9conomiques, comme le Canada, l\u2019Australie ou le Danemark qui cherchent des profils qui correspondent aux besoins sur le march\u00e9 du travail<\/em>\u201d, estime Stijn Baert. Ainsi, par rapport \u00e0 la moyenne de l\u2019UE, la Belgique attire proportionnellement plus d\u2019immigr\u00e9s non europ\u00e9ens dans le cadre d\u2019un regroupement familial ou pour des raisons humanitaires. Comparativement aux natifs, ils pr\u00e9sentent une part plus grande de personnes faiblement \u00e9duqu\u00e9es. C\u2019est ce qu\u2019estime le Conseil sup\u00e9rieur de l\u2019emploi qui toutefois admet que cela n\u2019explique pas tout. Les solutions? Dix leviers d\u2019actions ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s d\u00e8s 2018 par ce m\u00eame Conseil sup\u00e9rieur de l\u2019emploi. Cela va d\u2019adapter les conditions d\u2019acc\u00e8s au territoire et de revoir les conditions du regroupement familial au fait d\u2019attirer des \u201ctalents\u201d, de simplifier les proc\u00e9dures administratives entre employeurs et immigr\u00e9s, en permettant un acc\u00e8s plus rapide et sans restriction au march\u00e9 du travail. Une reconnaissance rapide et efficace des comp\u00e9tences et dipl\u00f4mes acquis \u00e0 l\u2019\u00e9tranger appara\u00eet essentielle ainsi qu\u2019une valorisation de la diversit\u00e9 et la lutte contre toute discrimination.<\/p>\n\n\n\n<p>Unia propose plut\u00f4t de mener des actions positives comme de r\u00e9server les stages \u00e0 des profils de jeunes qui ont plus difficilement acc\u00e8s \u00e0 l\u2019emploi. Rendre collective la d\u00e9cision d\u2019un engagement donnerait aussi plus de chances aux candidats d\u2019origine \u00e9trang\u00e8re, tout comme anonymiser une partie de la proc\u00e9dure. \u201c<em>Il faut cr\u00e9er des opportunit\u00e9s d\u2019emploi pour des personnes qui sont peut-\u00eatre moins dipl\u00f4m\u00e9es. Plut\u00f4t que s\u2019accrocher au morceau de papier qu\u2019est un dipl\u00f4me, on devrait se tourner vers les comp\u00e9tences et le potentiel des personnes<\/em>\u201d, sugg\u00e8re Stijn Baert. Pour activer rapidement ces personnes, on devrait moins s\u2019accrocher \u00e0 des d\u00e9marches administratives longues et fastidieuses. Les enqu\u00eates montrent que plus longtemps on est inactif, plus il devient difficile de trouver un travail. Les employeurs se m\u00e9fient des longues p\u00e9riodes d\u2019inactivit\u00e9 sur un CV, cela leur faut croire que la personne n\u2019est pas motiv\u00e9e, pas en phase avec les nouvelles technologies. \u201c<em>On doit r\u00e9fl\u00e9chir dans tous les secteurs \u00e0 des dispositifs qui permettent d\u2019int\u00e9grer les migrants dans les fonctions en p\u00e9nurie. Mais le d\u00e9fi ne concerne pas seulement les migrants, il concerne toutes les personnes \u00e9loign\u00e9es du march\u00e9 du travail, y compris les natifs belges sans dipl\u00f4me<\/em>, souligne fermement Jean-Michel Lafleur.&nbsp;<em>On n\u2019a pas de vraie fili\u00e8re technique comme en Suisse par exemple. Les solutions \u00e0 trouver ne doivent pas viser exclusivement les immigr\u00e9s. Il faut cr\u00e9er un march\u00e9 du travail plus inclusif pour tous \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 le gouvernement veut que 80 % des personnes travaillent. L\u2019initiative que vient de lancer le gouvernement wallon avec les zones z\u00e9ro ch\u00f4meur est \u00e0 ce titre une excellente piste. C\u2019est une approche inclusive \u00e0 l\u2019\u00e9chelle d\u2019un territoire qui ne stigmatise personne et n\u2019exacerbe pas la x\u00e9nophobie.<\/em>\u201d<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Migration s\u00e9lective?<\/h2>\n\n\n\n<p>Pour Stijn Baert, le Canada et l\u2019Australie pourraient nous servir d\u2019exemples via une migration plus s\u00e9lective. Ensuite, les pays scandinaves ont un march\u00e9 de l\u2019emploi plus dynamique dans lequel chacun est bien pay\u00e9 s\u2019il travaille et reste soutenu et \u201cactiv\u00e9\u201d s\u2019il perd son emploi. En tout cas, l\u2019inactivit\u00e9 est plus faible dans ces pays. Ceci \u00e9tant pos\u00e9, en particulier en Su\u00e8de, le mod\u00e8le migratoire est compl\u00e8tement remis en question. Jean-Michel Lafleur d\u00e9monte au passage la piste de l\u2019immigration s\u00e9lective comme solution miracle. \u201c<em>Le chiffre de l\u2019activit\u00e9 doit nous faire r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 ce qu\u2019on met en \u0153uvre pour faire participer ces personnes au march\u00e9 du travail. Il y a un consensus politique pour dire qu\u2019il doit augmenter. Mais la migration choisie ne fonctionne pas forc\u00e9ment.<\/em>\u201d<\/p>\n\n\n\n<p>Des exp\u00e9riences ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es en Europe pour attirer des personnes hautement qualifi\u00e9es en technologie. L\u2019id\u00e9e \u00e9tait d\u2019attirer des ing\u00e9nieurs indiens, par exemple. Cela n\u2019a pas march\u00e9 parce que ces personnes redoutaient la x\u00e9nophobie qui leur rendrait la vie difficile. \u201c<em>On doit donc travailler sur l\u2019accueil dans nos soci\u00e9t\u00e9s. On a une grosse population de sans-papiers qui veulent \u00eatre form\u00e9s et participer au march\u00e9 du travail. Je vois plus l\u2019int\u00e9r\u00eat de travailler sur les populations qui sont d\u00e9j\u00e0 chez nous et voir ce qu\u2019on peut am\u00e9liorer avec des cours de langues et une meilleure reconnaissance de leurs dipl\u00f4mes.<\/em>\u201d En attendant, le gouvernement ne reste pas les bras crois\u00e9s. \u201c<em>Ce sous-emploi, qui se voit comme un nez au milieu de la figure, sera au c\u0153ur de la deuxi\u00e8me conf\u00e9rence pour l\u2019emploi, ce mois-ci<\/em>\u201d, annonce le porte-parole du ministre de l\u2019Emploi Pierre-Yves Dermagne (PS). Un monitoring de la diversit\u00e9 est en phase de cr\u00e9ation. Chaque secteur va \u00eatre screen\u00e9 et les donn\u00e9es r\u00e9colt\u00e9es seront renvoy\u00e9es aux partenaires sociaux afin d\u2019identifier ce qui ne fonctionne pas. Une trentaine d\u2019inspecteurs, sp\u00e9cialis\u00e9s en discriminations, sont d\u2019ailleurs en formation continue afin de d\u00e9velopper des protocoles de test afin de les d\u00e9busquer.<\/p>\n\n\n\n<p>Source : Moustique.be<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Belgique affiche le taux d\u2019activit\u00e9 des \u00e9trangers non europ\u00e9ens le plus faible d\u2019Europe. Certains y voient le pr\u00e9texte pour mieux \u201cchoisir\u201d nos migrants. 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