{"id":12736,"date":"2023-05-11T00:59:31","date_gmt":"2023-05-11T05:59:31","guid":{"rendered":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/?p=12736"},"modified":"2023-05-11T00:59:33","modified_gmt":"2023-05-11T05:59:33","slug":"avocats-daffaires-une-concurrence-plus-forte-mais-vertueuse-au-maroc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/?p=12736","title":{"rendered":"Avocats d\u2019affaires: une concurrence plus forte, mais vertueuse au Maroc"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/maghreb-observateur.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/droit-affaires.jpg\" rel=\"shadowbox[sbpost-12736];player=img;\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"351\" height=\"302\" src=\"https:\/\/maghreb-observateur.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/droit-affaires.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-12737\" srcset=\"https:\/\/maghreb-observateur.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/droit-affaires.jpg 351w, https:\/\/maghreb-observateur.com\/wp-content\/uploads\/2022\/01\/droit-affaires-300x258.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 351px) 100vw, 351px\" \/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>Apr\u00e8s l\u2019implantation de cabinets internationaux, il y a eu l\u2019arriv\u00e9e sur le march\u00e9 du droit des affaires de plusieurs \u00abboutiques law firm\u00bb locales, dot\u00e9es d\u2019avocats ou de conseils talentueux qui ont souvent fourbi leurs armes au sein d\u2019un grand cabinet.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>La pand\u00e9mie a \u00e9t\u00e9 source de probl\u00e9matiques juridiques pour les entreprises et a, de ce fait, g\u00e9n\u00e9r\u00e9 un besoin de conseil juridique.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Entretien avec Ali Bougrine, Managing partner d\u2019UGGC Africa Law Firm et avocat au Barreau de Paris.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Propos recueillis par M. Diao<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Finances News Hebdo : Aujourd\u2019hui, quelles sont les principales caract\u00e9ristiques du march\u00e9 du conseil en droit des affaires au Maroc ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ali Bougrine :&nbsp;<\/strong>Le march\u00e9 du conseil en droit des affaires est mature au Maroc. En effet, il existe de nombreux cabinets&nbsp;d\u2019avocats ou de conseil en droit&nbsp;d&#8217;affaires au Maroc. Nous avons d&#8217;ailleurs \u00e9t\u00e9&nbsp;l\u2019un des&nbsp;premiers&nbsp;cabinets&nbsp; \u00e9trangers de conseil&nbsp; \u00e0 s&#8217;implanter au Maroc en 2002. Le march\u00e9 du conseil en droit des affaires au Maroc est domin\u00e9 par des cabinets&nbsp;de conseils&nbsp;d&#8217;affaires&nbsp;internationaux&nbsp;et quelques gros cabinets marocains, tous situ\u00e9s \u00e0 Casablanca. Outre les traditionnels besoins&nbsp;en droit des affaires&nbsp;(droit des soci\u00e9t\u00e9s, Private equity,&nbsp;droit du financement, etc.),&nbsp; nous pouvons observer ces derni\u00e8res ann\u00e9es sur le march\u00e9 du droit marocain le d\u00e9veloppement du droit public des affaires, du droit de la concurrence, du droit r\u00e9glementaire et de la conformit\u00e9, notamment en mati\u00e8re de&nbsp; protection des donn\u00e9es personnelles et compliance.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>F.N.H. : Selon vous, les entreprises marocaines ont-elles d\u00e9velopp\u00e9 suffisamment la culture de se faire accompagner en mati\u00e8re de conseil en vue de limiter et de g\u00e9rer au mieux une panoplie de risques li\u00e9s \u00e0 leur activit\u00e9 ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>A. B. :&nbsp;<\/strong>A mon sens, il faut distinguer selon la nature et la taille de l&#8217;entreprise. En effet, les grandes entreprises marocaines d&#8217;une certaine taille ont parfaitement int\u00e9gr\u00e9 ce r\u00e9flexe. En effet,&nbsp; qu\u2019elles disposent&nbsp; ou non&nbsp; d\u2019un service juridique&nbsp; int\u00e9gr\u00e9,&nbsp; le fait de se faire accompagner&nbsp;pour leurs op\u00e9rations complexes et\/ou strat\u00e9giques&nbsp; par un conseil ext\u00e9rieur est&nbsp;naturel et&nbsp;habituel.&nbsp;&nbsp;En&nbsp;revanche, pour les PME et certaines ETI, le recours \u00e0 un conseil externe sp\u00e9cialis\u00e9 est parfois moins naturel. La plus-value apport\u00e9e par un cabinet de conseil sp\u00e9cialis\u00e9 en droit des affaires n\u2019est pas syst\u00e9matiquement per\u00e7ue ou valoris\u00e9e \u00e0 sa juste mesure. Il existe encore un travail de p\u00e9dagogie \u00e0 r\u00e9aliser pour faire comprendre \u00e0 certains dirigeants la n\u00e9cessit\u00e9 et les avantages pour eux de disposer d\u2019un accompagnement en droit des affaires adapt\u00e9 \u00e0 leurs projets.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>F.N.H. : Les cabinets sp\u00e9cialis\u00e9s dans le conseil et le contentieux en droit des affaires ont foisonn\u00e9&nbsp;ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Pour vous, quels sont les principaux facteurs de diff\u00e9renciation, susceptibles de permettre \u00e0 un cabinet d\u2019avocats de tirer son \u00e9pingle du jeu au Maroc, voire \u00e0 l\u2019\u00e9tranger ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>A. B. :<\/strong>&nbsp;Il est vrai qu\u2019au cours de la derni\u00e8re d\u00e9cennie, il y a eu une multiplication de cabinets de droit des d\u2019affaires au Maroc. Apr\u00e8s l\u2019implantation de cabinets internationaux, nous avons pu constater l\u2019arriv\u00e9e sur le march\u00e9 du droit des affaires d\u2019un certain nombre de \u00abboutiques law firm\u00bb locales, dot\u00e9es d\u2019avocats ou de conseils talentueux qui ont souvent fait leurs armes au sein d\u2019un&nbsp;grand cabinet. La concurrence est donc naturellement plus forte, mais n\u00e9anmoins vertueuse. Elle pousse les diff\u00e9rents acteurs marocains du droit \u00e0 d\u00e9velopper leurs expertises et&nbsp;\u00e0 offrir \u00e0 leurs clients un service de haute technicit\u00e9. Pour se diff\u00e9rencier, il faut, en premier lieu, \u00eatre irr\u00e9prochable sur les fondamentaux attendus par nos clients&nbsp;: qualit\u00e9, disponibilit\u00e9 et r\u00e9activit\u00e9. Il faut \u00e9galement pouvoir offrir une plus-value par rapport aux autres concurrents. Au sein d\u2019UGGC Africa, nous misons sur l\u2019expertise technique et la connaissance sectorielle de nos avocats et juristes, mais \u00e9galement par notre caract\u00e8re international qui nous singularise. Nous sommes en effet l\u2019un des rares cabinets marocains \u00e0 pouvoir offrir \u00e0 nos clients une plateforme panafricaine int\u00e9gr\u00e9e de conseil en Afrique subsaharienne, avec l\u2019appui de nos bureaux situ\u00e9s en C\u00f4te d\u2019Ivoire et au Cameroun.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>F.N.H. : Votre profession n\u2019estelle pas sortie affaiblie de la crise li\u00e9e \u00e0 la Covid-19 ?&nbsp;<\/strong><strong>Si oui, a-t-elle des besoins sp\u00e9cifiques en termes d\u2019aide ou de soutien de la part de l\u2019Etat ou l&#8217;Ordre ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>A. B. :&nbsp;<\/strong>Je ne pense pas que notre profession soit sortie affaiblie de la crise li\u00e9e \u00e0 la Covid-19.&nbsp;La pand\u00e9mie a \u00e9t\u00e9 source de probl\u00e9matiques juridiques pour les entreprises et a, de ce fait, g\u00e9n\u00e9r\u00e9 un besoin de conseil juridique.&nbsp; En effet, pass\u00e9 une courte p\u00e9riode de stup\u00e9faction et d\u2019observation, nous avons \u00e9t\u00e9 saisis par nos clients d&#8217;un grand nombre de consultations en mati\u00e8re notamment contractuelle ou de droit social. En outre, les op\u00e9rations d&#8217;acquisitions se sont majoritairement poursuivies, parfois apr\u00e8s une phase de ren\u00e9gociation de la valorisation des cibles. Il faut n\u00e9anmoins distinguer l&#8217;activit\u00e9 de conseil de celle du contentieux. Les cabinets sp\u00e9cialis\u00e9s en contentieux ont \u00e9t\u00e9 davantage impact\u00e9s. Ils ont subi de plein fouet l\u2019arr\u00eat des institutions judiciaires durant la pand\u00e9mie. Nous avons pu constater qu\u2019en revanche les proc\u00e9dures arbitrales ont pu continuer, notamment avec des audiences tenues en visioconf\u00e9rence (ce qui n\u2019\u00e9tait pas possible devant les tribunaux judiciaires).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>F.N.H. : Quelle lecture faitesvous du d\u00e9veloppement de l\u2019arbitrage au Maroc ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>A. B. :&nbsp;<\/strong>L&#8217;arbitrage s&#8217;est d\u00e9velopp\u00e9 au Maroc depuis quelques ann\u00e9es, car les investisseurs pr\u00e9f\u00e8rent soumettre leurs diff\u00e9rents \u00e0 l&#8217;arbitrage dans un souci de confidentialit\u00e9, de c\u00e9l\u00e9rit\u00e9 et de technicit\u00e9 des juges arbitraux. Ceci est d\u2019autant plus vrai pour des investisseurs \u00e9trangers. En effet, outre la d\u00e9fiance fond\u00e9e ou infond\u00e9e des investisseurs envers les juges judiciaires locaux, les proc\u00e9dures judiciaires sont faites en langue arabe et la proc\u00e9dure est essentiellement \u00e9crite. L\u2019arbitrage permet de choisir le droit applicable \u00e0 la proc\u00e9dure et au litige, une langue \u00e9trang\u00e8re, l\u2019audition et l\u2019interrogatoire de t\u00e9moins et d&#8217;experts. Ce qui est de fait quasiment impossible devant les juridictions judiciaires. Au regard de ces diff\u00e9rents avantages, durant la derni\u00e8re d\u00e9cennie, l\u2019arbitrage national ou international au Maroc s\u2019est largement d\u00e9velopp\u00e9.&nbsp;On peut n\u00e9anmoins constater qu\u2019en revanche le recours \u00e0 la m\u00e9diation reste moins r\u00e9pandu.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Source : Finances News<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s l\u2019implantation de cabinets internationaux, il y a eu l\u2019arriv\u00e9e sur le march\u00e9 du droit des affaires de plusieurs \u00abboutiques law firm\u00bb locales, dot\u00e9es d\u2019avocats ou de conseils talentueux qui&hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":12737,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_bbp_topic_count":0,"_bbp_reply_count":0,"_bbp_total_topic_count":0,"_bbp_total_reply_count":0,"_bbp_voice_count":0,"_bbp_anonymous_reply_count":0,"_bbp_topic_count_hidden":0,"_bbp_reply_count_hidden":0,"_bbp_forum_subforum_count":0,"ngg_post_thumbnail":0},"categories":[108,112],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12736"}],"collection":[{"href":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/87"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=12736"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12736\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19708,"href":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/12736\/revisions\/19708"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/12737"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=12736"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=12736"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=12736"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}