{"id":10668,"date":"2023-07-04T09:05:16","date_gmt":"2023-07-04T14:05:16","guid":{"rendered":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/?p=10668"},"modified":"2023-07-04T09:05:17","modified_gmt":"2023-07-04T14:05:17","slug":"comment-le-maroc-est-il-devenu-une-puissance-africaine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/?p=10668","title":{"rendered":"Comment le Maroc est-il devenu une puissance africaine ?"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/images.theconversation.com\/files\/386450\/original\/file-20210225-21-9jyjg2.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;rect=0%2C0%2C1024%2C688&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=926&amp;fit=clip\" alt=\"Mohammed VI et le pr\u00e9sident du Sud-Soudan Salva Kiir en 2017\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Le roi du Maroc Mohammed VI s&#8217;entretient avec le pr\u00e9sident du Sud-Soudan Salva Kiir le 1er f\u00e9vrier 2017 \u00e0 Juba, \u00e0 son arriv\u00e9e \u00e0 l&#8217;a\u00e9roport pour une visite officielle de deux jours.&nbsp;Charles Atiki Lomodong\/AFP<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>L&#8217;ouvrage&nbsp;<em>La politique africaine du Maroc : identit\u00e9 de r\u00f4le et projection de puissance<\/em>, invite \u00e0 revisiter l&#8217;histoire de l&#8217;orientation africaine de la diplomatie depuis le d\u00e9but du r\u00e8gne de Mohammed VI (1999) dans ses fondements, ses int\u00e9r\u00eats, ses champs d&#8217;action, ses difficult\u00e9s et ses cons\u00e9quences.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette \u00e9tude vise \u00e0 mettre en \u00e9vidence les strat\u00e9gies employ\u00e9es ainsi que la fa\u00e7on dont chaque levier d&#8217;action a \u00e9t\u00e9 mis en place, et \u00e0 les conceptualiser \u00e0 la lumi\u00e8re des th\u00e9ories des relations internationales.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L&#8217;offensive de charme et le retour vers l&#8217;Afrique<\/h2>\n\n\n\n<p>Il y a encore dix ans, peu de personnes connaissaient ou s&#8217;int\u00e9ressaient \u00e0 la politique africaine du Maroc. Celle-ci \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme inexistante par certains, comme une diplomatie de niche, voire comme une tentative d&#8217;int\u00e9gration vou\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e9chec par d&#8217;autres. Aujourd&#8217;hui, cette dimension de l&#8217;identit\u00e9 et de la diplomatie du royaume appara\u00eet comme une \u00e9vidence et comme une r\u00e9ussite. Le&nbsp;retour du Maroc au sein de l&#8217;Union africaine en 2017&nbsp;et l&#8217;appui croissant des \u00c9tats africains&nbsp;\u00e0 la reconnaissance de la marocanit\u00e9&nbsp;du Sahara occidental \u2013 15 pays ont ouvert un consulat dans les provinces du sud en 2020 \u2013 ont suscit\u00e9 un \u00e9veil des consciences sur une dynamique pourtant d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l&#8217;\u0153uvre depuis des ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Il s&#8217;agit de l&#8217;int\u00e9gration du Maroc au sein du continent et de son d\u00e9ploiement en tant que puissance africaine, tant dans son identit\u00e9 propre que dans son espace de projection.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette int\u00e9gration a repos\u00e9 principalement sur le levier diplomatique et sur une \u00ab strat\u00e9gie indirecte \u00bb conduite depuis le&nbsp;d\u00e9but du r\u00e8gne de Mohammed VI. En mati\u00e8re diplomatique, la strat\u00e9gie indirecte est l&#8217;art de faire un usage extensif et offensif de la diplomatie, de fa\u00e7on \u00e0 contourner les champs conflictuels, \u00e0 obtenir des b\u00e9n\u00e9fices sans lien avec l&#8217;affrontement contre l&#8217;adversaire (dans ce cas pr\u00e9cis le Front Polisario et les \u00c9tats qui le soutiennent), tout en paralysant ce dernier par la multiplication des moyens de dissuasion diplomatique. Cette strat\u00e9gie contraste clairement avec le pass\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant une longue p\u00e9riode de son histoire diplomatique, entre le moment o\u00f9 le&nbsp;royaume avait quitt\u00e9 l&#8217;OUA (1984)&nbsp;et le&nbsp;d\u00e9but du r\u00e8gne du Mohammed VI (1999), l\u2019approche marocaine&nbsp;avait consist\u00e9 dans l&#8217;application d&#8217;une forme de&nbsp;\u00ab Doctrine Hallstein \u00bb&nbsp;sur le continent, en coupant syst\u00e9matiquement ses relations diplomatiques avec les pays qui reconnaissaient le&nbsp;Front Polisario&nbsp;comme un repr\u00e9sentant l\u00e9gitime du peuple sahraoui. Cette pratique avait alors confort\u00e9 son exclusion de plusieurs sph\u00e8res de coop\u00e9ration multilat\u00e9rales africaines.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Une diplomatie bilat\u00e9rale et multisectorielle r\u00e9ussie<\/h2>\n\n\n\n<p>Longtemps accus\u00e9 de d\u00e9fendre ses int\u00e9r\u00eats territoriaux au d\u00e9triment d&#8217;une vision solidaire avec l&#8217;Afrique, le royaume a voulu d\u00e9montrer que la d\u00e9fense de ses int\u00e9r\u00eats n&#8217;\u00e9tait pas incompatible avec l&#8217;expression de cette solidarit\u00e9. Dans cette perspective, la diplomatie bilat\u00e9rale est apparue comme le cadre le plus propice \u00e0 un r\u00e9engagement aussi prudent que progressif. La pr\u00e9\u00e9minence royale sur la politique \u00e9trang\u00e8re a jou\u00e9 un r\u00f4le central dans ce processus. En effet, la p\u00e9rennit\u00e9 des accords de coop\u00e9ration reposait sur la caution symbolique apport\u00e9e par le monarque \u00e0 l&#8217;entretien de liens personnels avec les chefs d&#8217;\u00c9tat africains.<\/p>\n\n\n\n<p>En l&#8217;espace de 15 ans, entre 2001, date de sa&nbsp;premi\u00e8re visite en Mauritanie, et&nbsp;2016, date de la demande de r\u00e9admission \u00e0 l&#8217;UA, le roi a effectu\u00e9 une quarantaine de visites d&#8217;\u00c9tat sur le continent, instaurant de nouveaux cadres de coop\u00e9ration multisectoriels, en priorit\u00e9&nbsp;avec les pays francophones.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;ensemble des minist\u00e8res, ainsi que le secteur priv\u00e9&nbsp;\u00e9taient mis \u00e0 contribution dans cet effort pour instaurer un cadre juridique, des normes et des r\u00e8gles de coop\u00e9ration propres \u00e0 faciliter le travail des secteurs publics comme priv\u00e9s. Dans le prolongement ou en pr\u00e9paration des visites royales, les d\u00e9placements du ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res permettaient d&#8217;assurer le bon d\u00e9roulement des n\u00e9gociations. La reconnaissance des provinces sahariennes n&#8217;\u00e9tant plus une condition \u00e0 l&#8217;\u00e9tablissement d&#8217;un cadre de coop\u00e9ration, le champ \u00e9tait, d\u00e9sormais, beaucoup plus libre. Les visites royales n&#8217;ont pas tard\u00e9 \u00e0 produire des r\u00e9sultats positifs.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s 2016, une dizaine de pays africains, sur les 26 qui soutenaient habituellement les positions alg\u00e9riennes, ont retir\u00e9 officiellement leur reconnaissance du Front Polisario comme repr\u00e9sentant l\u00e9gitime du peuple sahraoui, tandis que&nbsp;28 pays africains d\u00e9posaient une motion&nbsp;pour suspendre la R\u00e9publique arabe sahraouie d\u00e9mocratique (RASD) de l&#8217;Union africaine. Si cette motion n&#8217;a pas abouti, elle a n\u00e9anmoins marqu\u00e9 un renversement d\u00e9cisif des rapports de force continentaux. Le Maroc \u00e9tait d\u00e9sormais reconnu comme une puissance continentale, au m\u00eame titre que l&#8217;Afrique du Sud ou le Nigeria.<\/p>\n\n\n\n<p>La reconnaissance diplomatique de l&#8217;int\u00e9grit\u00e9 territoriale marocaine n&#8217;\u00e9tait toutefois pas le seul leitmotiv de cette politique africaine. Depuis le d\u00e9but du r\u00e8gne de Mohammed VI, le Maroc s&#8217;est davantage ouvert aux march\u00e9s mondiaux des capitaux et s&#8217;est engag\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle domestique dans la&nbsp;qu\u00eate de l&#8217;\u00e9mergence par la croissance \u00e9conomique. Cette qu\u00eate s&#8217;est illustr\u00e9e par des investissements consid\u00e9rables dans les infrastructures urbaines et rurales, par la transition vers la production manufacturi\u00e8re et par le maintien d&#8217;un taux de&nbsp;croissance de 4 % en moyenne depuis les ann\u00e9es 2000. De nombreuses grandes entreprises publiques et priv\u00e9es souhaitent d\u00e9sormais offrir leurs services \u00e0 l&#8217;ext\u00e9rieur des fronti\u00e8res marocaines et&nbsp;investir de nouveaux march\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>C&#8217;est le cas par exemple dans la gestion de l&#8217;\u00e9lectricit\u00e9, le Maroc ayant atteint un taux de&nbsp;99 % en mati\u00e8re d&#8217;\u00e9lectrification rurale&nbsp;en 2019 contre&nbsp;moins de 30 % en 1999. La pr\u00e9sence \u00e9conomique marocaine s&#8217;est d\u00e8s lors affirm\u00e9e dans diff\u00e9rents secteurs en Afrique, parmi lesquels les industries mini\u00e8res, les infrastructures, les banques et assurances, l&#8217;agriculture et l&#8217;agroalimentaire, les t\u00e9l\u00e9communications et les finances. D\u00e8s le milieu des ann\u00e9es 2010, le royaume devenait ainsi le&nbsp;premier investisseur africain en Afrique de l&#8217;Ouest&nbsp;et le&nbsp;deuxi\u00e8me \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle continentale, apr\u00e8s l&#8217;Afrique du Sud.<\/p>\n\n\n\n<p>Si les op\u00e9rateurs \u00e9conomiques sont influents et d\u00e9terminants dans les orientations prises par la diplomatie, la particularit\u00e9 de la strat\u00e9gie marocaine r\u00e9side toutefois dans la subordination de l&#8217;outil \u00e9conomique aux imp\u00e9ratifs politiques. Cette subordination n&#8217;est pas toujours ais\u00e9e, dans le contexte international de l&#8217;affaiblissement des \u00c9tats au profit de la mont\u00e9e en puissance des firmes. Elle est n\u00e9anmoins r\u00e9elle, et permet d&#8217;assurer la coh\u00e9rence et la continuit\u00e9 de la nouvelle politique \u00e9trang\u00e8re du Maroc en Afrique.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/images.theconversation.com\/files\/386215\/original\/file-20210224-22-bvbtz3.jpg?ixlib=rb-1.1.0&amp;rect=3%2C0%2C1019%2C657&amp;q=45&amp;auto=format&amp;w=754&amp;fit=clip\" alt=\"\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Le roi du Maroc Mohammed VI prononce un discours lors de la pl\u00e9ni\u00e8re principale de l&#8217;Union africaine \u00e0 Addis-Abeba le 31 janvier 2017, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 r\u00e9admis au sein de l&#8217;institution panafricaine.&nbsp;Zacharias Abubeker\/AFP<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les fondements de cette nouvelle doctrine diplomatique<\/h2>\n\n\n\n<p>La politique africaine du Maroc repose sur une approche \u00e0 la fois&nbsp;r\u00e9aliste et constructiviste. Elle est r\u00e9aliste car elle s&#8217;efforce de d\u00e9passer les clivages id\u00e9ologiques pour d\u00e9fendre de fa\u00e7on plus rationnelle et pragmatique un certain nombre d&#8217;int\u00e9r\u00eats nationaux, et parce que le syst\u00e8me d\u00e9cisionnel est centralis\u00e9 autour du chef de l&#8217;\u00c9tat, ce qui a notamment pour avantage de pouvoir r\u00e9guler l&#8217;action individuelle des op\u00e9rateurs \u00e9conomiques \u00e0 des fins de politique \u00e9trang\u00e8re. Elle est constructiviste car elle repose sur la d\u00e9fense d&#8217;une identit\u00e9 de r\u00f4le \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle internationale.<\/p>\n\n\n\n<p>De nombreux \u00c9tats ont une identit\u00e9 de r\u00f4le : \u00ab Gendarme du monde \u00bb, \u00ab D\u00e9fenseur des droits humains \u00bb, \u00ab Neutralit\u00e9 active \u00bb etc. L&#8217;identit\u00e9 de r\u00f4le du Maroc peut \u00eatre qualifi\u00e9e par la notion de \u00ab juste milieu \u00bb. Au d\u00e9part connue comme une expression philosophique, puis religieuse, la notion de \u00ab juste milieu \u00bb a acquis une valeur politique dans le champ discursif des d\u00e9cideurs marocains. Elle renvoie \u00e0 la volont\u00e9 du Maroc d&#8217;\u00eatre reconnu dans sa mod\u00e9ration religieuse et politique, et surtout dans son r\u00f4le de pont entre diff\u00e9rentes aires g\u00e9oculturelles, sur la base de sa propre identit\u00e9 nationale d&#8217;\u00c9tat multiculturel. C&#8217;est au nom de cette identit\u00e9 de r\u00f4le que le Maroc s&#8217;est consacr\u00e9 \u00e0 la coop\u00e9ration Sud-Sud en Afrique, en d\u00e9ployant notamment des diplomaties humanitaires, culturelles et religieuses.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur le plan humanitaire par exemple, Mohammed VI reproduit en mati\u00e8re de politique \u00e9trang\u00e8re les m\u00eames pratiques qui caract\u00e9risent son style politique au niveau int\u00e9rieur : des dons directs, la rencontre des populations et plus g\u00e9n\u00e9ralement un investissement personnel dans le d\u00e9veloppement social. L&#8217;incarnation de ce r\u00f4le \u00e0 deux niveaux (int\u00e9rieur et ext\u00e9rieur) formera d\u00e8s lors la caract\u00e9ristique principale de son style politique.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur le plan religieux, le Maroc a entrepris la diffusion de son mod\u00e8le d&#8217;encadrement de l&#8217;enseignement et des pratiques religieuses, pr\u00e9sent\u00e9 comme un levier contre l&#8217;extr\u00e9misme, dans le cadre d&#8217;une \u00ab diplomatie de s\u00e9curit\u00e9 religieuse \u00bb. Celle-ci s&#8217;est illustr\u00e9e par la&nbsp;formation d&#8217;imams&nbsp;de diff\u00e9rents pays d&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest, parall\u00e8lement \u00e0 la formation militaire dans ces m\u00eames pays, ainsi que par l&#8217;institutionnalisation du soufisme et des r\u00e9seaux confr\u00e9riques r\u00e9gionaux, entre autres choses.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;implication du Maroc dans ce domaine n&#8217;a pu \u00eatre possible que parce que le roi poss\u00e8de aussi le titre de \u00ab Commandeur des croyants \u00bb, au nom duquel on&nbsp;lui reconna\u00eet un leadership africain dans le champ religieux. La particularit\u00e9 de cette diplomatie de s\u00e9curit\u00e9 religieuse r\u00e9side dans sa dimension sp\u00e9cifiquement africaine, puisqu&#8217;elle a accompagn\u00e9 l&#8217;affirmation du royaume en tant que pays africain, au-del\u00e0 de son caract\u00e8re arabo-amazighe.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;identit\u00e9 africaine du Maroc puise ses sources dans une longue histoire d&#8217;\u00e9changes culturels et commerciaux avec les pays sahariens et subsahariens, mais elle a v\u00e9ritablement fait l&#8217;objet d&#8217;une d\u00e9claration officielle dans la&nbsp;nouvelle Constitution de 2011. D\u00e8s les ann\u00e9es 2013-2015, le roi \u00e9tait surnomm\u00e9&nbsp;\u00ab Mohammed VI l&#8217;Africain \u00bb&nbsp;par la presse nationale et \u00e9trang\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 de ses champs d&#8217;action diplomatiques, la politique africaine du Maroc marque donc une red\u00e9finition d\u00e9cisive de la g\u00e9opolitique r\u00e9gionale et continentale. Il s&#8217;agit de l&#8217;affirmation et la reconnaissance internationale de l&#8217;identit\u00e9 africaine du royaume. Cette affirmation a impliqu\u00e9 d&#8217;importantes transformations \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle domestique. \u00c0 titre d&#8217;exemple, la presse s&#8217;int\u00e9resse davantage, depuis une dizaine d&#8217;ann\u00e9es, \u00e0 l&#8217;histoire et \u00e0 l&#8217;actualit\u00e9 africaine, et les acteurs culturels sont invit\u00e9s \u00e0 cr\u00e9er des liens avec les artistes africains. Les \u00e9tudiants continentaux sont encourag\u00e9s \u00e0 venir \u00e9tudier au Maroc, et les acteurs associatifs marocains sont int\u00e9gr\u00e9s dans les r\u00e9seaux de diplomatie parall\u00e8le. En 2013, une nouvelle politique migratoire a \u00e9t\u00e9 institu\u00e9e de fa\u00e7on \u00e0 faciliter la r\u00e9gularisation et l&#8217;int\u00e9gration des migrants subsahariens. Quelques ann\u00e9es plus tard, en 2018, la&nbsp;demande d&#8217;adh\u00e9sion&nbsp;du Maroc \u00e0 la CEDEAO prenait aussi de court l&#8217;ensemble de classe politique internationale.<\/p>\n\n\n\n<p>Toutes ces initiatives ont particip\u00e9 \u00e0 conforter l&#8217;identit\u00e9 africaine du Maroc, si bien que les puissances ext\u00e9rieures ne peuvent plus continuer de consid\u00e9rer la r\u00e9gion Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) et l&#8217;Afrique subsaharienne comme deux espaces g\u00e9opolitiques distincts, sans risquer de perdre de vue cet \u00e9lan continental.<\/p>\n\n\n\n<p>Source : Creative Commons licence.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;ouvrage&nbsp;La politique africaine du Maroc : identit\u00e9 de r\u00f4le et projection de puissance, invite \u00e0 revisiter l&#8217;histoire de l&#8217;orientation africaine de la diplomatie depuis le d\u00e9but du r\u00e8gne de Mohammed&hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":87,"featured_media":9876,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_bbp_topic_count":0,"_bbp_reply_count":0,"_bbp_total_topic_count":0,"_bbp_total_reply_count":0,"_bbp_voice_count":0,"_bbp_anonymous_reply_count":0,"_bbp_topic_count_hidden":0,"_bbp_reply_count_hidden":0,"_bbp_forum_subforum_count":0,"ngg_post_thumbnail":0},"categories":[108,112,204],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10668"}],"collection":[{"href":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/87"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=10668"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10668\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21084,"href":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/10668\/revisions\/21084"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/9876"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=10668"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=10668"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=10668"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}