{"id":10424,"date":"2023-03-04T02:31:29","date_gmt":"2023-03-04T07:31:29","guid":{"rendered":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/?p=10424"},"modified":"2023-03-04T02:31:44","modified_gmt":"2023-03-04T07:31:44","slug":"histoire-5-femmes-qui-ont-regne-sur-le-maroc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/maghreb-observateur.com\/?p=10424","title":{"rendered":"Histoire: 5 femmes qui ont r\u00e9gn\u00e9 sur le Maroc"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"https:\/\/maghreb-observateur.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Depositphotos_24554429_xl-2015-scaled.jpg\" rel=\"shadowbox[sbpost-10424];player=img;\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"2560\" height=\"1703\" src=\"https:\/\/maghreb-observateur.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Depositphotos_24554429_xl-2015-scaled.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-10425\" srcset=\"https:\/\/maghreb-observateur.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Depositphotos_24554429_xl-2015-scaled.jpg 2560w, https:\/\/maghreb-observateur.com\/wp-content\/uploads\/2021\/08\/Depositphotos_24554429_xl-2015-300x200.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 2560px) 100vw, 2560px\" \/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p>Inspirantes, braves, fines strat\u00e8ges\u2026 Ces femmes ont marqu\u00e9 l\u2019histoire du Maroc et du grand Maghreb. Portraits.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Inspirantes, braves, fines strat\u00e8ges\u2026 Ces femmes ont marqu\u00e9 l\u2019histoire du Maroc et du grand Maghreb. Portraits.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Nous commen\u00e7ons cette s\u00e9rie par celle que l\u2019on consid\u00e8re comme l\u2019anc\u00eatre originelle des Touaregs,&nbsp;<strong>Tin Hinan<\/strong>, reine de ceux install\u00e9 \u00e0 Hoggar, massif montagneux en Alg\u00e9rie. Bien qu\u2019elle ait marqu\u00e9 d\u2019une trace ind\u00e9l\u00e9bile l\u2019histoire du pays voisin, c\u2019est au Maroc, \u00e0 Tafilalt plus pr\u00e9cis\u00e9ment, o\u00f9 elle na\u00eet, que les mythes et l\u00e9gendes entourant sa vie d\u00e9butent.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00abTin-Hinan est arriv\u00e9e dans l\u2019Ahaggar en provenance du Tafilalet, au Maroc, \u00e0 dos de chameau, accompagn\u00e9e de sa servante Takammat\u00bb, \u00e9crit Dida Badi dans \u00ab&nbsp;<strong>Tin Hinan&nbsp;: un mod\u00e8le structural de la soci\u00e9t\u00e9 touar\u00e8gue<\/strong>&nbsp;\u00bb&nbsp;(Etudes et Documents Berb\u00e8res, 12, 1994).<\/p>\n\n\n\n<p>Sa vie n\u2019est que myst\u00e8res et \u00e9nigmes pour les historiens. Les diverses p\u00e9rip\u00e9ties n\u2019ont \u00e9t\u00e9 transmises qu\u2019\u00e0 travers la tradition orale. Bien des si\u00e8cles plus tard, \u00abun mausol\u00e9e royal\u00bb a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert. Les Touaregs de la r\u00e9gion le d\u00e9signent sous le nom de Tombeau de Tin Hinan, note F.Z Mataoui, dans \u00ab&nbsp;<strong>Le tr\u00e9sor de Tin Hinan Abalessa\u00ab&nbsp;<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le mausol\u00e9e se trouve sur la rive gauche de l\u2019oued Tifirt \u00e0 proximit\u00e9 de l\u2019oasis d\u2019Abalessa dans le&nbsp;Hoggar. Les techniques modernes \u00e9claireront les zones d\u2019ombres sur le mode de vie de cette reine, qui a su \u00e9riger une soci\u00e9t\u00e9 matriarcale.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.h24info.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/tin-hinan.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p>La prochaine figure f\u00e9minine \u00e0 laquelle nous nous int\u00e9resserons est la ca\u00efda<strong>&nbsp;Chamsi Az-Ziwawiya,&nbsp;<\/strong>ayant dirig\u00e9 durant des ann\u00e9es sa tribu. L\u2019historienne Maroco-canadienne Osire Glacier en fait le portrait ainsi&nbsp;: \u00abChamsi az-Ziwawiya r\u00e9gnait sur les Bani Yznaten, \u00e0 Ziwawa, dans le Rif actuel. Elle ne s\u2019\u00e9tait pas soumise au sultan, pr\u00e9servant ainsi l\u2019autonomie de sa tribu\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Fine strat\u00e8ge, Chamsi Az-Ziwawiya, qui a gouvern\u00e9 durant la premi\u00e8re partie du 14\u00e8me si\u00e8cle, a men\u00e9 de longues batailles pour pr\u00e9server les siens des convoitises des tribus voisines.<\/p>\n\n\n\n<p>Si m\u00eame de nos jours, son pouvoir semble remarquable, \u00e0 cette \u00e9poque cela relevait de l\u2019impossible. \u00abLa ca\u00efda Chamsi Az-Ziwawiya fait partie des figures f\u00e9minines pass\u00e9es qui ne peuvent qu\u2019intriguer l\u2019historien d\u2019aujourd\u2019hui. En effet, celle-ci a r\u00e9ussi \u00e0 devenir ca\u00efda \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 les femmes sont consid\u00e9r\u00e9es comme inaptes \u00e0 jouer un quelconque r\u00f4le politiques \u00e0 cause de leur soi-disant candeur et leur \u00e9motivit\u00e9\u00bb, \u00e9crit Osire Glacier dans&nbsp;\u00ab&nbsp;<strong>Femmes politiques au Maroc d\u2019hier \u00e0 aujourd\u2019hui: La r\u00e9sistance et le pouvoir au f\u00e9minin&nbsp;\u00bb.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sayyida al-Hurra&nbsp;<\/strong>n\u2019est plus \u00e0 pr\u00e9senter. Elle a \u00e9t\u00e9&nbsp;r\u00e9gente de T\u00e9touan de 1515 \u00e0 1542. Autoritaire, elle \u00e9tait crainte par tous, faisant de T\u00e9touan une v\u00e9ritable forteresse et \u00e9tandant son pouvoir jusqu\u2019en mer o\u00f9 elle \u00e9tait \u00e9galement chef de pirates du nord-ouest de la M\u00e9diterran\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais ce n\u2019est pas tout, Sayyida al-Hurra, issue d\u2019un mariage mixte, maitrisait tout autant l\u2019arabe que l\u2019espagnol. Son enfance ne fera que forger la l\u00e9gende qu\u2019elle deviendra, en \u00e9tudiant aupr\u00e8s des meilleurs professeurs du pays, note Osier Gossier dans son ouvrage. \u00abCependant, en plus de cette \u00e9ducation, al Horra a \u00e9t\u00e9 initi\u00e9e \u00e0 la pratique de la politique alors qu\u2019elle avait \u00e0 peine dix-huit ans\u00bb, apr\u00e8s avoir \u00e9pous\u00e9 le sultan de T\u00e9touan, al Mandari XI.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00abEt contrairement \u00e0 ce que voudraient les st\u00e9r\u00e9otypes de genre, des deux conjoints, c\u2019est al-Horra qui m\u00e8ne la sc\u00e8ne politique et la guerre contre les envahisseurs \u00e9trangers avec une duret\u00e9 implacable. D\u2019ailleurs, c\u2019est en vain que son conjoint l\u2019implore \u00e0 plusieurs reprises de se radoucir pendant que Don Alfonso de Noronha, gouverneur de Ceuta, d\u00e9plore \u00e0 maintes fois sa pr\u00e9disposition \u00e0 la guerre. Cette duret\u00e9 lui vaut de nos jours l\u2019\u00e9pith\u00e8te de \u00abla Dame de fer du monde arabe-musulman\u00bb\u00bb, note&nbsp;<strong>Glacier<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Al-Hurra gouvernera seule, apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s du sultan en 1518. Elle se consacrera alors \u00e0 b\u00e2tir son empire sur mer, en \u00e9tablissant des alliances avec d\u2019autres pirates, notamment le corsaire ottoman Kheir ad-Din. Elle saura faire plier ces puissances \u00e9trang\u00e8res et finira par signer des accords bilat\u00e9raux avec les Espagnols et les Portugais. Une vingtaine d\u2019ann\u00e9es apr\u00e8s la mort de son premier mari, Sayyida al-Hurra \u00e9pouse le sultan du Maroc, Ahmad al-Ouatassi. Un mariage qui leur permettra de consolider leur force dans un Maroc o\u00f9 dynastie rivales se livraient aux \u00e9mulations. Sayyida al-Hurra continuera jusqu\u2019\u00e0 sa mort \u00e0 gouverner sur T\u00e9touan.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.h24info.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/sayida-alhorra.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p>Dans le Mekn\u00e8s du XVIII si\u00e8cle, une femme brisera tous les codes. De sultane \u00e0 ambassadrice&nbsp;<strong>Khnata bent Bakkar&nbsp;<\/strong>a occup\u00e9 plusieurs postes d\u2019influences, bien qu\u2019elle n\u2019ait jamais \u00e9t\u00e9 proclam\u00e9e reine. Elle \u00e9pousa le sultan Moulay Isma\u00efl, dont elle \u00e9tait aussi conseill\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00abApr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s de ce dernier, et compte tenu de l\u2019accession de son fils en bas \u00e2ge au tr\u00f4ne, elle a dirig\u00e9 le Maroc pendant 16 ans en tant que r\u00e9gente. Durant sa carri\u00e8re de 66 ans, elle a g\u00e9r\u00e9 avec succ\u00e8s de nombreuses crises qui auraient pu co\u00fbter au pays son int\u00e9grit\u00e9 politique et territoriale\u00bb, souligne l\u2019historienne Osire Glacier.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.h24info.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/khnata.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p>Surnomm\u00e9e \u00abla magicienne\u00bb,&nbsp;<strong>Zaynab al-Nafzawiyya,&nbsp;<\/strong>a \u00e9crit l\u2019histoire, en \u00e9tant l\u2019une des femmes politiques les plus puissantes. N\u00e9e en 1039 \u00e0 Aghmat, non loin de Marrakech, Zaynab \u00e9pousa Youssef ben Tachfine premier sultan de la dynastie des Almoravides.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle sera tout comme Khnata bent Bakkar, conseill\u00e8re de son \u00e9poux, en allant jusqu\u2019\u00e0 l\u2019aiguiller pour certains choix cruciaux pour l\u2019avenir du pays. D\u2019ailleurs on doit \u00e0 Zaynab al-Nafzawiyya les plans de la ville de Marrakech qui seront valid\u00e9s par son \u00e9poux.<\/p>\n\n\n\n<p>Zaynab al-Nafzawiyya sera \u00abreine de l\u2019empire almoravide (1055-1147), l\u2019un des plus grands empires de l\u2019histoire du Maghreb, puisqu\u2019il s\u2019\u00e9tendait du S\u00e9n\u00e9gal jusqu\u2019en Espagne, et de l\u2019Atlantique jusqu\u2019au-del\u00e0 d\u2019Alger\u00bb, souligne Osire Glacier dans \u00ab&nbsp;<strong>La trace des femmes dans l\u2019histoire du Maroc\u00ab&nbsp;.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.h24info.ma\/wp-content\/uploads\/2020\/03\/zaynab.jpg\" alt=\"\"\/><\/figure>\n\n\n\n<p>Source : Plurielle<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Inspirantes, braves, fines strat\u00e8ges\u2026 Ces femmes ont marqu\u00e9 l\u2019histoire du Maroc et du grand Maghreb. Portraits. 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