Une plainte criminelle a été déposée à l’endroit de l’imam radical Adil Charkaoui en lien avec son discours qualifié d’«incitation à la haine» par François Legault, rapporte une organisation juive canadienne.
Le Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA) a confirmé par courriel être «au courant» qu’une plainte avait été déposée au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), mais nous a redirigés vers le corps policier pour davantage de détails.
Par courriel aussi, le SPVM a rappelé qu’il ne confirmait jamais – «sauf de rares exceptions» – le dépôt de plaintes ou la tenue d’enquêtes «pour des raisons de confidentialité notamment».
«C’est sûr que ça préoccupe le SPVM et on le prend avec le plus grand sérieux. On travaille là-dessus présentement», a cependant indiqué le directeur adjoint du SPVM, Vincent Richer, lors d’une conférence de presse jeudi.
Évoquant un dossier «complexe», M. Richer a déclaré qu’il ne ferait pas de commentaire «à savoir s’il va y avoir une arrestation que ce soit à court ou moyen terme».
C’est le 28 octobre dernier que l’imam Adil Charkaoui a prononcé un discours et une prière qui lui valent une pluie de critiques et d’attention depuis deux jours.
«Allah, charge-toi des agresseurs sionistes. Allah, charge-toi des ennemis du peuple de Gaza. Allah, recense-les tous, puis extermine-les. Et n’épargne aucun d’entre eux!» avait-il lancé en arabe à la foule.
François Legault a dénoncé ce discours comme de l’incitation à la haine et à la violence mardi, et son ministre François Bonnardel a encouragé toute personne blessée par ces paroles de les dénoncer à la police.
Le lendemain, Justin Trudeau en a fait de même, dénonçant des paroles «inacceptables» et «antisémites». «Par rapport à des charges criminelles et des poursuites pénales, ça, c’est la police et le service des poursuites pénales qui vont prendre les décisions et je compte sur eux pour prendre les bonnes décisions», avait-il dit.
Le chef du Bloc Québécois, Yves-François Blanchet, avait déclaré que «ce que M. Charkaoui a fait est criminel».
Le controversé imam se défend sur les réseaux sociaux contre ce qu’il qualifie de «campagne de diffamation» à son endroit orchestrée par le «lobby sioniste», «par le biais de journalistes sans scrupules».
«C’est vrai. J’ai appelé Dieu, j’ai prié Dieu. J’ai le droit de le faire en tant qu’imam, en tant que musulman pour que Gaza soit débarrassé de ses agresseurs», a-t-il fait valoir dans une vidéo, ajoutant ne jamais avoir employé le mot «juif» dans ses envolées.

Le Canada, un pays de tolérance, qui ne veux surtout pas dire faiblesse. Il est grand temps de faire taire ces tartufes. qui projettent une image tellement fausse de notre communauté, qui se veut l’une des plus scolarisées au Canada.