Khouibaba Abdel “Ils n auront ni ma plume ni ma peau…”

Martin Luther King, Jr “Ce qui m effraie, ce n est pas l oppression des méchants ”

Le temps des corbeaux

Posted by on oct 28th, 2014 and filed under À la une, Immigration, Le Maghreb enchaÎné. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. Both comments and pings are currently closed.

Driss Ajbali

Mais il y a tous les autres […] Ceux qui ont la haine hypertrophiée. Ceux qui jubilent quand ils humilient. Les ordures sans empathie

« Je suis victime depuis un certain temps de propos mensongers et diffamatoires à mon encontre et à l’encontre de ma famille » C’est ainsi qu’a parlé Mbarka Bouaida, Ministre déléguée auprès du Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération dans le gouvernement Benkirane II. ….avant d’annoncer sa volonté de porter plainte.

L’autre jour, c’est Charafat Afailal, Ministre déléguée chargée de l’eau qui dévoile à l’opinion être la cible d’un harceleur dans son entourage immédiat.

Je me sens solidaire de ces ministres. Non seulement parce qu’elles sont femmes mais aussi parce qu’au CCME, cas d’école singulier dans les institutions du pays, je mesure combien la calomnie, la diffamation, le mélange du faux et du vrai qui rendent le faux encore plus vrai, peuvent endommager l’action et abimer la volonté.

Les militants qui ont payé de leur existence, leur carrière et parfois leurs vies pour une société de droits, s’ils ne sont pas encore vivants, doivent se retourner dans leurs tombes. A la liberté d’expression s’est substituée, dans notre Maroc, une forme de libération de la parole débridée.

Plus grave encore.Steve jobs a gratifié l’humanité par le Mac et l’iPhone. Bill Gates a grandi l’homme et la société avec Windows. Mark Zuckerberg a réalisé avec Facebook l’amitié virtuelle et planétaire. Chez nous, on n’invente rien. Mais on détourne les inventions des autres à des fins nauséeuses.

Les réseaux sociaux sont devenus l’espace de la démocratisation du narcissisme. On peut être rien et goûter une éclaboussure de célébrité, ce qui était impossible au siècle dernier. Il y a des gens qui compensent leur solitude par une amitié digitale où l’écran de l’ordinateur joue un double rôle : vitrine de soi et miroir pour soi. C’est le summum de l’individualisme qui baigne dans l’illusion salutaire.

Mais il y a tous les autres, les « personnalités toxiques » comme le dit si bien Laurent Schmitt dans « le bal des égo ». Ceux qui ont la haine hypertrophiée. Ceux qui jubilent quand ils humilient. Les ordures sans empathie. Et ceux là, s’ils ne sont pas nombreux n’en sont pas pour autant moins dangereux. La couardise et la trahison sont leur point de force et leur marque de fabrique. La vilenie est, chez eux, une seconde nature.

Benkirane parle de crocodiles et diablotins. Nos« Snowden » de la petite espèce sont du monde des chauves-souris et des rats. Ils se cachent la nuit pour bricoler la médisance tant ils affectionnent le noir ténébreux.

Je l’ai déjà écrit. Tous les paysans de notre pays savent d’expérience une chose. Lorsque vient la nuit et qu’un chien aboie, les autres chiens des alentours, sans pour autant être témoin ni d’un bruit ni d’une présence suspecte, lui répondent en échos par des aboiements stridents qui déchirent le silence. Cette image s’applique aux calomniateurs à l’haleine fétide et à la haine tenace. Ce sont des corbeaux qui croassent…Croassez, croassez, il en restera toujours quelque chose.

C’est notre maccarthysme à nous. A la sauce marocaine. Chacun peut, à tout instant, emprunter la robe noire du procureur pour dénoncer la prévarication et « AlFassad » à la condition de s’asseoir sur la présomption d’innocence. Ils sont sans visages ravagés qu’ils sont par l’indignité. Ils n’ont pas non plus de mains ne serait-ce que pour enfiler des gants. C’est ce qui les rend féroces. Ils rodent, quand la nuit venue, à quatre pattes dans les méandresd’Internet dont ils sont devenus les nouveaux nervis. Ce qui est insupportable, c’est qu’ils se parent des atours du verbiage démocratique pour mieux enfoncer le dard venimeux de la mystification fascisante.

S’il vous effleure l’esprit que c’est un homme en colère qui parle. Vous aurez raison. Je ne suis pas en colère contre les rats et autres petites souris. Je suis en colère contre une certaine presse qui, sans vérifications ni scrupules, reproduit les croissements des corbeaux. Je suis en colère contre « le chercheur », l’universitaire qui, en toute conscience, les instrumentalise. Je suis en colère contre le ou la parlementaire qui, dans un déni de la fonction honorable qu’ils incarnent, les légitiment.

 

Apercu

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